Quatre ans plus tard

25 08 2014

Tente-Moulinet Le 26 août 2010, je publiais mon premier billet sur Running Newbie, encouragée par Greg Runner dans ce qui deviendra une grande aventure collective : la création de la Runnosphère, la rencontre d’amis et de passionnés, des voyages à travers la France pour se rencontrer et courir ensemble.

Le tout premier commentaire revient à Anthony, pas du tout coureur mais grand écrivain des paysages inattendus, aujourd’hui en route pour le Manitoba et ses contrées sauvages. J’ai hâte de savoir quelles pépites il va nous rapporter de là-bas ! Le troisième commentaire provient d’un certain Noostromo, qui salue un "premier billet plein de promesses pour la suite." Il ne croyait pas si bien dire, lui qui deviendra mon amour, mon mari et le père de mes deux enfants : Nina, née en juin 2012 et un petit garçon dont nous attendons la naissance très prochaine.

C’est la raison de mon silence jusqu’ici sur Running Newbie : cette deuxième grossesse, toute différente de la première, j’ai voulu la vivre sans blog. J’ai d’ailleurs été privée de sport dès les premières semaines à cause d’un hématome mal placé, je n’avais donc rien à ajouter après cette formidable course des 10 kilomètres du 8ème arrondissement (que j’ai couru enceinte de deux semaines, donc :) )

Je pense reprendre ces pages lorsque je recommencerai à courir, soit aux environs de janvier 2015.

En attendant, d’autres projets voient le jour, que vous pouvez suivre si le cœur vous en dit :

  • le blog de ma petite entreprise, Rédaction et Reportage ;
  • la poursuite de Caminoobie, notre récit de randonnée en autonomie dans les Pyrénées catalanes en 2011 ;
  • la reprise de Takuhertz qui devient le support réflexif de notre grand rêve à venir, vivre en famille dans une maison roulante…

A bientôt pour de nouvelles foulées !





Les Foulées du 8ème 2014

26 01 2014

IMG_9782Une fanfare pour symbole de cette course folle ! Ce matin se sont déroulées les Foulées du 8è, entre l’église Saint-Augustin et l’arc de Triomphe, une course de 10 kilomètres organisée par le club des Etoiles du 8è. Conduites par 6 meneuses et meneurs d’allure (1h, 55′, 50′, 45′, 40′, 38′) déguisés et hyper enthousiastes, ces Foulées étaient également relevées à la sauce fanfare, avec (ça ne s’invente pas) les Poilo’brass band, déjà présents sur l’Odysséa à Vincennes. De quoi bondir sévère et s’envoler très haut au départ, à l’arrivée et au 5è kilomètre !

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Une prépa’ aux sensations

1 01 2014

Plan_de_Versailles_-_Gesamtplan_von_Delagrife_1746Courir, aimer, écrire.

Trois élans en lignes de force, trois actes que je ne peux accomplir sur commande. Il faut que ça vienne des tripes ! Du sang qui bat dans les veines, de l’encre qui coule (ou des octets qui défilent), un corps en mouvement. En creux, j’aime dormir. Rêver. Toucher du doigt ce que notre cerveau sur-eveillé ne peut saisir les yeux ouverts, dans un dialogue imprévu avec notre inconscient. "Tu as peur de cela et tu ne le vois pas ! Regarde ta peur bien en face et tu ne la fera plus porter sur les épaules de tes proches." Au réveil, le rêve reste présent, merveilleux ou gênant, il accompagne une partie de notre journée. Une conversation ou une image plus loin, son sens caché apparaît.

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2013 – Un bilan

24 12 2013

IMG_6177Je suis cette femme tête au vent qui court à travers champs la ville la forêt au milieu du monde.

Je suis cette main qui s’éloigne ce pied qui rase le sol ce cœur qui bat le fer quand il est chaud.

Je suis cet ongle coloré de rouge cette ampoule sous le petit orteil ce genou recouvré ce souffle retrouvé jusqu’à la fin des jours.

Je suis la mère de cette petite fille qui trottine si loin de tout ce que j’ai pu imaginer si proche de mon centre de gravité.

Je suis ce ventre ce sein l’autre et encore le premier en hyperalternance ce corps tout entier transformé.

Je suis cet avenir incertain cette chance de trouver chaque jour une nouvelle perle enfilée au petit livre des souvenirs.

Je suis cette peur sourde qui ne me quitte plus cette colère qui m’a aidée à vivre mais que je déleste pas après pas.

Je suis cette blague ce bonnet de mère Noël cette orange croquée au ravito d’arrivée cette goutte de sang sur la chaussée.

Six mois pieds nus, de juin à décembre. Six mois pour réapprendre à courir, pour trouver d’autres chemins et quitter la ligne droite toute tracée.

Inventer à nouveau demain, devenir un peu meilleure chaque jour, et puis non, chuter, se relever, recommencer.

C’est une fois accompli que l’objectif se révèle.

Corrida d'Issy-les-Moulineaux, 6 kilomètres, 2013.

Corrida d’Issy-les-Moulineaux, 6 kilomètres, décembre 2013.





"Couuuuuuuuu !" – M+18

13 12 2013

Pieds-nus foretEn ce moment j’ai une relation à distance avec la course à pied. C’est toujours une histoire d’amour, mais elle tourne au ralenti. Je suis d’une irrégularité exemplaire. Je ne partage plus mes sorties sur les réseaux sociaux. Je reste dans mon coin, comme si je couvais. Je ne cours jamais bien loin, ni jamais bien longtemps. 6 kilomètres, 7 kilomètres, 50 minutes maximum. Pas de quoi en faire une tartine !

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Courir comme une danseuse – M+16

12 10 2013

Arche-OdysseaJe l’ai fait ! Un 6 octobre, au début d’un automne ou à la fin d’un été indien, j’ai participé à une course officielle (quoique non chronométrée) pieds nus. Il faisait encore assez doux, dans les 18 degrés, l’air piquait le matin mais la terre était chaude. Merci à Karuiashi qui m’a finalement motivée dans les commentaires de son article : "C’est le bon moment pour acclimater ses pieds progressivement car la température de l’air va baisser mais la température de la terre va rester dans le positif pendant encore quelques temps." Soit ! J’avais quand même les pétoches de me cailler, ou de tomber face à des cailloux hostiles et inconnus. Je me suis donc rassurée en me laissant l’option de partir pieds à poil et chaussures à la main.

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Un été nus pieds – M+14

6 09 2013

Nice_3350La transition se poursuit! Depuis 3 mois, trop irrégulièrement mais avec une sage ténacité, j’ai couru pieds nus de plus en plus longtemps au cours de mes séances. J’ai surtout beaucoup marché pieds nus, tous les jours, à l’intérieur comme à l’extérieur, du carrelage aux gros cailloux qui piquent, des tomettes au béton, du sol au plafond (mais non, pas au plafond, voyons!)

Une fine couche protectrice a recouvert la plante de mes pieds, comme une petite semelle. Elle reste fragile : que je marche un peu moins sans chaussure et hop, elle disparait. Que je passe en courant dans des flaques d’eau puis sur un sol tout chaud et voici les ampoules qui s’amènent sur ma peau alanguie (soignées et oubliées en 48 heures : une aiguille, la flamme d’un briquet et on n’en parle plus). C’est de l’entretien, comme une paire de godasses qu’on nettoie et qu’on bichonne, sauf que le travail a lieu directement sur son corps. Cela ressemble, dans mon souvenir, au rapport que l’on peut entretenir avec ses panards lors d’une randonnée : soudain, on découvre leur importance et on s’étonne de leurs facultés. Alors on apprend à mieux les connaître et à les accepter, avec leurs orteils tordus et leurs qualités.

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