« Couuuuuuuuu ! » – M+18

13 12 2013

Pieds-nus foretEn ce moment j’ai une relation à distance avec la course à pied. C’est toujours une histoire d’amour, mais elle tourne au ralenti. Je suis d’une irrégularité exemplaire. Je ne partage plus mes sorties sur les réseaux sociaux. Je reste dans mon coin, comme si je couvais. Je ne cours jamais bien loin, ni jamais bien longtemps. 6 kilomètres, 7 kilomètres, 50 minutes maximum. Pas de quoi en faire une tartine !

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Courir comme une danseuse – M+16

12 10 2013

Arche-OdysseaJe l’ai fait ! Un 6 octobre, au début d’un automne ou à la fin d’un été indien, j’ai participé à une course officielle (quoique non chronométrée) pieds nus. Il faisait encore assez doux, dans les 18 degrés, l’air piquait le matin mais la terre était chaude. Merci à Karuiashi qui m’a finalement motivée dans les commentaires de son article : « C’est le bon moment pour acclimater ses pieds progressivement car la température de l’air va baisser mais la température de la terre va rester dans le positif pendant encore quelques temps. » Soit ! J’avais quand même les pétoches de me cailler, ou de tomber face à des cailloux hostiles et inconnus. Je me suis donc rassurée en me laissant l’option de partir pieds à poil et chaussures à la main.

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Un été nus pieds – M+14

6 09 2013

Nice_3350La transition se poursuit! Depuis 3 mois, trop irrégulièrement mais avec une sage ténacité, j’ai couru pieds nus de plus en plus longtemps au cours de mes séances. J’ai surtout beaucoup marché pieds nus, tous les jours, à l’intérieur comme à l’extérieur, du carrelage aux gros cailloux qui piquent, des tomettes au béton, du sol au plafond (mais non, pas au plafond, voyons!)

Une fine couche protectrice a recouvert la plante de mes pieds, comme une petite semelle. Elle reste fragile : que je marche un peu moins sans chaussure et hop, elle disparait. Que je passe en courant dans des flaques d’eau puis sur un sol tout chaud et voici les ampoules qui s’amènent sur ma peau alanguie (soignées et oubliées en 48 heures : une aiguille, la flamme d’un briquet et on n’en parle plus). C’est de l’entretien, comme une paire de godasses qu’on nettoie et qu’on bichonne, sauf que le travail a lieu directement sur son corps. Cela ressemble, dans mon souvenir, au rapport que l’on peut entretenir avec ses panards lors d’une randonnée : soudain, on découvre leur importance et on s’étonne de leurs facultés. Alors on apprend à mieux les connaître et à les accepter, avec leurs orteils tordus et leurs qualités.

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La vraie reprise – M+13

18 07 2013

pieds-nus13 mois après la naissance de Nina, la reprise est enfin là. Il aura fallu toute une série de changements, dont la principale est la modification de mon statut professionnel à venir en septembre (de salariée à indépendante). Le but de ce changement, outre celui de remettre en jeu la routine dans laquelle je finis toujours par m’installer, est de diversifier mes activités d’écriture et me dégager plus de temps en semaine avec notre fille : ainsi, plus remplie d’elle et de sa présence, je saurai m’éclipser le soir et le week-end pour courir mon petit bonhomme de chemin. J’aurai également davantage de liberté d’organisation : à moi les sorties matinales une fois la petite déposée chez sa nounou, avant d’attaquer ma journée de travail.

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Lecture : « Courir en ville : utilisez le mobilier urbain pour vos entraînements » (Editions Amphora)

7 05 2013

A844Détourner le mobilier urbain pour faire du sport, une idée qui fait son chemin! C’est ce que proposent Alain Dalouche & Alain Rosseli, avec la participation d’Annette Sergent, double championne du monde de cross-country, dans un ouvrage sorti au mois de février 2013 aux éditions Amphora.

Fiez-vous au sous-titre : il s’agit bien ici d’utiliser le mobilier urbain pour réaliser des exercices spécifiques de « gammes » ou de préparation physique générale (PPG) au sein d’une séance de course à pied : étirements, renforcement musculaire, travail des appuis, de la réception ou de l’équilibre. Le quatrième de couverture annonce la couleur : « Plus de 15 mobiliers urbains universels détournés pour l’entraînement! »

Cette idée du détournement de la ville pour en jouer selon son bon plaisir rejoint celle développée par plusieurs courants artistiques, dont l’un des plus proches de la démarche des auteurs de « Courir en ville » serait peut-être « La Ligne Citadelle – Laiterie » du groupe Démocratie Créative : un parcours sportif au coeur de Strasbourg qui propose un ensemble d’activités en plein air basées sur le mobilier urbain. « Chacun des agrès qui compose cette ligne est imaginé sur des aménagements bruts (barrière, échelle, signalétique au sol, et quelques anomalies) dont l’usage primaire a été transformé en véritable parcours de santé. Au programme pour les citadins, sportifs et curieux : étirements, flexions, extensions, sauts de barrière, poutre d’équilibre, saute-mouton, slalom, échelle d’escalade, barre fixe… C’est une occasion ludique de voir la ville et de s’y déplacer pour quiconque à de l’énergie à revendre. » Des mobiliers urbains ordinaires et quasiment invisibles tant on les croise souvent deviennent de véritables jouets.
Une carte interactive donne chaque point de la ville à revisiter, ajoutant une nouvelle dimension ludique et graphique à la démarche.

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Courir et allaiter ? (Interrogations vitales et test accessoire) M+9

15 03 2013

nonameCourir et allaiter, deux arts, deux passions. L’une est en sourdine, l’autre en métamorphose : Nina grandit, prend le monde dans ses petites mains et commence à tracer son chemin en dehors de mon giron. Dans le même temps retentit de manière plus forte l’appel de la forêt, là, sous mes fenêtres, de l’autre côté de la voie de chemin de fer. Le soleil s’y lève chaque matin et son gros halo rouge, rond comme un sein de terre cuite, me fait chaque jour un clin d’oeil. Nicolas connaît déjà cette partie de la forêt de Versailles qui entoure le stade de Porchefontaine pour faire la jointure jusqu’à Vélizy mais je ne n’y suis encore jamais allée. J’en suis pour ma part toujours au même point que la dernière fois, à quelques foulées et un test VMA près (test VMA réalisé avec les amis de la Runnosphère). L’envie et le besoin sont là, mais ne remontent pas d’assez loin pour émerger. Pas encore. J’ai pourtant la chance d’habiter une ville qui se relie à d’autres villes par des forêts. Et le printemps arrive.

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Dans mes veines – M+6

31 12 2012

photoCela fait bientôt un an que j’écris comment je ne cours plus, ou presque. Deux ans que Noostromo et Running Newbie se sont rencontrés. Trois ans que j’ai soutenu ma thèse en ethnologie. A l’heure où l’année s’achève, où les fêtes de fin d’année sont encore dans nos mains poisseuses de truffes en chocolat, me voilà comme plusieurs de mes congénères atteinte du « syndrome d’anniversaire », également connu sous le nom de « syndrome Dolorean ».

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