Foulées étampoises 2019

Depuis presque deux ans et demi, je ne cours plus. A peine un petit footing de temps en temps avec des copines, et le dernier en date cet été avec beaucoup de marche, beaucoup de mal, trop peu de plaisir. Et puis j’ai vu tout l’hiver durant passer les pinsons dans le ciel et mes voisines devant mes fenêtres : les ailes au vent, les bras repliés et le regard déterminé de celles qui courent envers et contre tout, le froid, la nuit, la famille et les bonnes séries. C’est entraînée par deux amies, « on fait les Foulées d’Etampes toutes les trois ? », que je me suis représentée dans un sas de départ, dossard épinglé, 7 kilos en plus, heureuse comme une hirondelle sous un ciel printanier au mois de février.

4 kilomètres avec les jambes, 1 kilomètre avec la tête

5 kilomètres pour (re)commencer, c’est déjà pas mal. Aucune séance de préparation, aucun footing de reprise, et mes vieux habits de course du temps de la Runnosphère. Des chaussures de trail au pied, parce que ce sont les seules de potables qu’il me reste.

5 kilomètres, c’était la distance de ma toute première course, la Vanvéenne en juin 2010 : je m’étais alors préparée, partant de rien, pendant deux mois et de nombreuses séances. Deux minutes de marche et deux minutes de course pendant vingt minutes (je disais alors que je faisais du « fractionné », ça m’envoyait dans la stratosphère des tenaces), puis dix minutes de course non-stop (première victoire sur moi-même au stade Suzanne Lenglen d’Issy-les-Moulineaux), puis quinze et trente…

Ce matin j’ai repris le goût de courir, qui m’avait complètement quitté. L’excitation du départ, le plaisir de l’effort (eh oui, il était bien là), l’espace que l’on redécouvre autrement autour de soi, les amis qui nous accompagnent et ceux que l’on croise, avec toujours une petite anecdote à partager. C’était beau, c’était difficile dans le dernier kilomètre, j’ai dû lutter pour ne pas marcher et puis la ligne d’arrivée et sa musique entraînante sont apparues au loin, et j’ai accéléré, heureuse.

A l’échauffement, décollage imminent.
Démarrage tranquille, sous le regard de Noostromo et des enfants (et là si en 2010 j’avais pu voir cette légende, je n’en aurais pas cru mes yeux 😉 )
Runnosphère un jour, Runnosphère toujours
En attendant Maman
Une médaille !

J’y retourne !

Objectif une course par mois, pour me remettre à l’ouvrage. La prochaine sera le 10 mars dans le magnifique parc du château de Méréville.

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5 réflexions au sujet de « Foulées étampoises 2019 »

  1. Ça fait plaisir de te retrouver ici!
    Le retour de la Runnosphėre 😊
    Toutes mes félicitations.
    Le début de nouvelles aventures ! !

    1. Oui le retour aux sources, dans une nouvelle vie ! Je n’ai pas encore recouru depuis dimanche, c’est drôle de se dire que j’ai encore des courbatures de ce 5 kilomètres, comme si j’avais couru un marathon… le corps est incroyable, un vrai farceur !

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