Course nature du Domaine de Méréville, mars 2019

Il est des matins incertains qui terminent en ciel bleu. C’était le cas ce dimanche, quand le vent se disputait à la pluie, que le ciel gris se faisait morose. Heureusement on s’était inscrit à plusieurs, heureusement le groupe de messagerie instantané dédié s’est réveillé :
« -Je pourrai aller à cette course mais c’est difficile de se motiver avec cette météo.
– Viens avec nous !
– Il fait un temps superbe en plus ! #MéthodeCoué
– Après j’ai peur qu’avec le vent ils annulent ?
– Je ne pense pas qu’ils annulent. Il n’y a pas d’alerte météo. »
Pas d’alerte météo ? Bon, on y va alors, courir ces 6 petits kilomètres !

Merci… aux amis pour la motivation… aux bénévoles pour l’organisation, le ravito et les bottes de cresson… au loto du patrimoine qui permet de sauvegarder ce magnifique parc et son château… au beau temps et aux rafales à 60 km/h… à mon corps qui part de loin mais qui est toujours là… à Nicolas d’être passé sur le 6 kilomètres pour me permettre de finir, et d’avoir cuisiné ce bon cake le soir !

Le cake au cresson !

Recette du Cake au cresson (de la course de Méréville) et au roquefort 

1 botte de cresson
150 grammes de roquefort
5cl de crème fraîche
25 cl de lait
3 oeufs
250 grammes de farine
1 sachet de levure
Paprika et thym

Préchauffer le four à 210 degrés (th.7)
Laver le cresson puis faire suer les feuilles (comme un coureur) à la poêle dans une noisette de beurre
Dans une terrine, mélanger farine, levure, oeufs, lait, paprika, thym, puis ajouter le roquefort en petits morceaux avec la crème et le cresson
Versez dans un moule à cake beurré et fariné, faire cuire 35 minutes et laisser tiédir avant de démouler

Bon appétit et bon run ! 🙂

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Foulées étampoises 2019

Depuis presque deux ans et demi, je ne cours plus. A peine un petit footing de temps en temps avec des copines, et le dernier en date cet été avec beaucoup de marche, beaucoup de mal, trop peu de plaisir. Et puis j’ai vu tout l’hiver durant passer les pinsons dans le ciel et mes voisines devant mes fenêtres : les ailes au vent, les bras repliés et le regard déterminé de celles qui courent envers et contre tout, le froid, la nuit, la famille et les bonnes séries. C’est entraînée par deux amies, « on fait les Foulées d’Etampes toutes les trois ? », que je me suis représentée dans un sas de départ, dossard épinglé, 7 kilos en plus, heureuse comme une hirondelle sous un ciel printanier au mois de février.

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Rando Argentat-Padirac : les jours d’avant

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La plus belle gare du monde !

Samedi 22 octobre 2016 – Dans le train Corail pour Limoges Bénédictin

« Je suis parti ce matin, j’ai juste eu à prendre le train qui m’emmène loin de chez moi. »

Quand on part d’Essonne pour aller en Limousin en train, il faut repasser par Paris. Attraper le TER Orléans > Paris-Austerlitz de 8h30 à Monnerville, la bise aux enfants et à Noostromo, je grimpe sur le quai désert et brumeux. Une jeune femme se trouve dans l’abri au milieu du brouillard, avec un sac à dos de randonnée 28 L. On échange quelques mots sur les mérites comparés de nos modèles (j’ai le 38 L Millet de Nicolas sur le dos). Elle descend à la Bibliothèque François Mitterrand et refluent dans ma tête les images passées de ces lieux, de ce quartier magique : mes études, ma thèse, le rez-de-jardin accessible uniquement sur entretien et dossier préalable, les places P64-D12-L25 et le décor des couloirs digne d’un Brazil de Terry Gilliam, les heures passées le nez dans les feuilles, parfois des gants aux mains pour consulter des ouvrages rares.

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L’été de la redécouverte

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Noostromo et Running Newbie, 26 août 2016

Cet été 2016 fut celui de mon salut. Après cinq merveilleuses années à porter des enfants, les mettre au monde et les nourrir, mon corps a retrouvé une place qui lui est propre. Encore une fois c’est la course à pied qui est revenue me montrer le chemin vers moi-même. Comme en 2010, où je me suis mise à courir pour ne pas sombrer dans les limbes de l’abattement, partir à travers champs et bois m’a permis de faire la synthèse des expériences vécues au cours de ces dernières années, de plonger au plus profond de mes désirs et de les transformer. Ce ne fut pas sans lutte. J’ai failli perdre la piste, oublier ma raison et mon équilibre, au bord de la chute. Courir m’a permis de faire le point, de partager la joie de vivre et d’aimer, sur toutes les nuances de l’amour du monde. Avec l’automne le calme est revenu.

Demain je m’élancerai sur les routes de mon futur village, Saclas, pour les 11 kilomètres des Boucles de la Juine avec mes amis et collègues de l’espace de coworking que j’ai créé cette année. Avant cette étape décisive, je voulais reprendre quelques extraits de mes séances publiées sur Facebook, pour ne pas qu’elles passent à la trappe de l’oubli numérique.

Running Newbie is alive 🙂

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Le Sillo, café-concert à Boigny, 21 août 2016

21 août 2016 – Où l’on découvre que deux filles qui courent, ça cause sérieusement

 » De quoi parlent deux filles qui courent ?
– J’ai rencontré des paléontologues dans un comité de rédaction et bien que spécialistes des inscriptions murales ils les analysent uniquement du point de vue de l’histoire symbolique.
– Ouais, ils en sont restés au structuralisme, en fait.

Bon OK, on a aussi parlé d’autres choses !
Prochaine sortie ensemble : les 25 bosses à Fontainebleau dimanche prochain 🙂

Distance : 13 km, dont les 3 derniers pieds nus ; récolte : 6 grosses patates et 3 tomates. »

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21 août 2016, dans le plus simple appareil (ou presque)

 

 

23 août 2016 – Où la chaleur me monte à la tête

« Ce soir, 7 kilomètres dans le cagnard (32 degrés à 19h), je ne sais si c’est l’effet de la solitude ou de la chaleur, mais l’oracle m’a parlé telle une prédiction de Rob Brezny.
J’avais l’impression que certaines pensées me tiraient vers l’arrière tandis que d’autres, portées par les amours et les muses, me donnaient des ailes. Je ne suis pas du soir, j’ai beaucoup marché. Average pace : 8’30 au kilomètre. Mais qu’importe l’allure quand on a l’ivresse. L’avantage quand on marche au travers de ces champs moissonnés, c’est qu’on peut chanter à tue-tête sans déranger personne, se taper un sprint complètement débile ou sautiller en pas d’été avec les violons dans la tête. « Delaisse-toi des poids du passé, cours en rythme et n’oublie pas de demander de l’aide quand tu en as besoin. » Arrivée hors d’haleine à l’AMAP de Méréville sous les halles, j’ai demandé à Noostromo de me récupérer en voiture sur le chemin du retour.
Running Newbie a 6 ans aujourd’hui. »

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L’heure dorée de Monnerville

26 août 2016 – Où je commence à retrouver le chemin qui mène à l’équilibre

 » « There’s a place » chante Lennon en 1963 dans l’album « Please please me ». Un endroit où l’on peut se rendre quand on est déprimé, quand on a le blues ou bien quand est traversé d’émotions contradictoires. Cet endroit je l’appelle « ma maison », et j’y vais à chaque course, à chaque randonnée. Ce n’est pas un lieu, c’est un état mental où le corps retrouve une place consciente de véhicule temporel, pour une âme éternelle qui se fondra à nouveau dans l’énergie du monde lorsque le coeur s’arrêtera. Dans cette maison je peux contempler mes sentiments sans les craindre, même si je ne sais pas toujours quoi en faire. Je les laisse passer comme des nuages et parfois apparaît un arc en ciel.

11 km avec mon amoureux vers la source de la marette. Note pour plus tard : trouver une toute petite guitare pour la rando à vélo. »

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Francesca et Clara sur le circuit des 25 bosses, 28 août 2016

28 août 2016 – Entre l’amour et l’amitié

« Quel bonheur ! Rando-course sur le circuit des 25 bosses à Fontainebleau, avec Francesca et Nicolas. Je ne connais pas de plus grand plaisir d’amitié que celui de partager un tel effort dans une si belle nature. Rien ne l’égale, à part peut-être le plaisir de chanter et danser en bal ou en concert. Quoiqu’il en soit, il est toujours question du corps et c’est mon plus beau sujet d’inspiration. Un corps mis à rude épreuve sur ce parcours mais de belles retrouvailles avec des sensations adolescentes, lorsque j’escaladais les falaises au bord de la Vienne avec mon tonton Peewee.
J’ai retrouvé ce moment exact où la pierre, tellement touchée et agrippée, devient une partie de nos mains et de nos pieds. On n’est plus sur la pierre mais dedans. Quelques secondes où le cerveau va plus loin qu’il ne va d’ordinaire.

16 kilomètres, 800 D+ (c’est « roulane »!), 1,5 litre d’eau bue, 1 abricot, 1 pêche, 1/2 pâte de fruit, 5 heures petites pauses comprises. »

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Les cressonnières de Méréville, souvenir d’une sortie avec Yann-Eric et Agnès

11 septembre 2016 – Où j’évacue le fil collant des rêves

« 4 kilomètres. Poursuivre le dialogue intérieur initié par les cauchemars de la sieste, démêler les cheveux emprisonnant la bouche, les dents qui tombent, les cigarettes qu’on écrase. La musique plein les oreilles pour accompagner cette petite demi-heure de bouffée d’air. Le ciel est lourd, les champs labourés sentent le parapoux, la menace est imminente. Non pas celle d’un accident ou d’un coup d’éclat, mais de celles qui retournent l’âme sans bruit et la laissent à jamais changée. Invisible transformation qu’il faudra à nouveau transformer, perte totale de contrôle en approche. »

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15 juillet 2016, premier tour du camping avec Nina et Yann-Eric

15 septembre – Où je cours retrouver mon jardin secret

« Enfiler ses habits de course après une belle journée pleine de discussions, c’est quitter sa peau sociale, liante et ses projections mentales pour retrouver la partie la plus brute de soi. Je reste encore une mère le temps d’un tour de camping avec Nina puis je m’élance sur les chemins pour rejoindre mon rythme, mon souffle, mon jardin secret. Celui sans lequel je ne pourrais pas me relier aux autres avec tant de bonheur. »

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23 septembre avec Marie à la base de loisir d’Etampes. Interdiction de courir sur les passerelles !

23 septembre – Où l’amitié remporte la victoire

« 6 kilomètres avec Marie à la base de loisirs d’Etampes. Du fun, de la nature et un pont de singe dans les arbres ! Vive la Juine, vive le sport, vive l’amitié !! »

Quatre ans plus tard

Tente-Moulinet Le 26 août 2010, je publiais mon premier billet sur Running Newbie, encouragée par Greg Runner dans ce qui deviendra une grande aventure collective : la création de la Runnosphère, la rencontre d’amis et de passionnés, des voyages à travers la France pour se rencontrer et courir ensemble.

Le tout premier commentaire revient à Anthony, pas du tout coureur mais grand écrivain des paysages inattendus, aujourd’hui en route pour le Manitoba et ses contrées sauvages. J’ai hâte de savoir quelles pépites il va nous rapporter de là-bas ! Le troisième commentaire provient d’un certain Noostromo, qui salue un « premier billet plein de promesses pour la suite. » Il ne croyait pas si bien dire, lui qui deviendra mon amour, mon mari et le père de mes deux enfants : Nina, née en juin 2012 et un petit garçon dont nous attendons la naissance très prochaine.

C’est la raison de mon silence jusqu’ici sur Running Newbie : cette deuxième grossesse, toute différente de la première, j’ai voulu la vivre sans blog. J’ai d’ailleurs été privée de sport dès les premières semaines à cause d’un hématome mal placé, je n’avais donc rien à ajouter après cette formidable course des 10 kilomètres du 8ème arrondissement (que j’ai couru enceinte de deux semaines, donc 🙂 )

Je pense reprendre ces pages lorsque je recommencerai à courir, soit aux environs de janvier 2015.

En attendant, d’autres projets voient le jour, que vous pouvez suivre si le cœur vous en dit :

  • le blog de ma petite entreprise, Rédaction et Reportage ;
  • la poursuite de Caminoobie, notre récit de randonnée en autonomie dans les Pyrénées catalanes en 2011 ;
  • la reprise de Takuhertz qui devient le support réflexif de notre grand rêve à venir, vivre en famille dans une maison roulante…

A bientôt pour de nouvelles foulées !

Les Foulées du 8ème 2014

IMG_9782Une fanfare pour symbole de cette course folle ! Ce matin se sont déroulées les Foulées du 8è, entre l’église Saint-Augustin et l’arc de Triomphe, une course de 10 kilomètres organisée par le club des Etoiles du 8è. Conduites par 6 meneuses et meneurs d’allure (1h, 55′, 50′, 45′, 40′, 38′) déguisés et hyper enthousiastes, ces Foulées étaient également relevées à la sauce fanfare, avec (ça ne s’invente pas) les Poilo’brass band, déjà présents sur l’Odysséa à Vincennes. De quoi bondir sévère et s’envoler très haut au départ, à l’arrivée et au 5è kilomètre !

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