Dans les pas des Maîtres sonneurs – Semaine 28 #1

23 07 2011

Aux alentours du 14 juillet, tous les ans ou presque, on a une tradition dans la famille. Perpétuée par nos parents, c’est désormais ma sœur et moi qui accomplissons le rituel: nous allons aux rencontres internationales des luthiers et maîtres sonneurs, plus connues sous le nom officieux de « festival de Saint-Chartier ». Auparavant situé dans le village de Saint-Chartier en Berry, ce festival, comme celui d’Avignon, avait son « in », dans le parc d’un château, et son « off » dans les rues et bars dudit village. Mais les cracheurs de feu et soulards du petit jour ont eu raison de la patience des habitants, qui ont exigé le déplacement des manants. C’est à présent un festival plus encadré, toujours dans le parc et la forêt d’un château (en Berry, ça ne manque pas !), sans « off ». Mais il a su conserver l’ambiance des années de sa création, ces années 1970 qui ont vu ressurgir le folk et la musique traditionnelle en Europe.

Il réunit des passionnés du monde entier, des luthiers, des musiciens, des danseurs. Et l’esprit de George Sand, auteur du roman « Les maîtres sonneurs », plane toujours sur la maison de Nohant, à quelques enjambées de là. A Saint-Chartier (« château d’Ars », je ne m’y fais pas, pour moi ça restera toujours « Saint Chartier »!), on écoute de la musique venue d’ailleurs, on boit, on rigole avec les amis, on mange de la super cuisine bio et des crêpes sorties d’une roulotte, on danse et on chante — on chante beaucoup. Certes, il ne faut pas être allergique à la cornemuse et à la vieille à roue, instruments phares de ces rencontres, car on en croise à tous les coins de sentiers, le matin en sortant de la tente, le jour durant, le soir en rentrant au bercail. J’y ai beaucoup dansé, à Saint Chartier, mais je n’y avais encore jamais couru. C’est désormais chose faite avec Nicolas.

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Caminando… Walking Newbie #1

13 07 2011

Voilà déjà deux semaines que je suis sur mon petit nuage. Parfois j’oublie car je suis plongée dans le travail ou dans un bouquin, et puis la bague aux perles bleues trouvée dans la cour de l’école me remet les sourires en tête. Et je reste béate un souvenir aux lèvres en songeant à l’avenir.

Depuis deux semaines aussi, j’ai mal. La chute au cours de ce trail de Sully s’est avérée plus conséquente que prévue. Deux jours plus tard, je me traînais dans une sortie de récup’ avec Shuseth et Noostromo en me tenant les côtes. Ce n’était pas directement les os, mais plus en profondeur, dans la cage thoracique. Je sentais bien que ce n’était pas non plus les poumons, ni aucun organe du côté droit et je me disais « ça va passer ». Le jeudi suivant, ça allait déjà un peu mieux, je repars avec Nicolas pour une sortie autour du Grand Canal. On commence ensemble quelques kilomètres et on finit chacun à son rythme, lui vers 4’40 au kilomètre et moi vers 5’50. Ça tire encore un peu, il faut juste que je ne tousse pas ni que je n’éternue (…sinon Aïïïïe !) Je ne peux pas non plus me lever toute seule du lit ou du canapé, dès que je dois faire fonctionner mes muscles de la poitrine c’est douloureux. Et malgré tout cela, je décide qu’on ira tester comme prévu le matériel de randonnée dans la Vallée de Chevreuse !

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Trail du pays de Sully : un long dimanche de fiançailles

2 07 2011

Un p’tit trail en douce, l’air de rien, aux confins de l’Ile-de-France. A l’origine, nous devions partir du côté du Mont Blanc avec les copains de la Runnosphère: Greg, Virginie, David, Christophe. Mais mon emploi du temps professionnel et l’état de ma trésorerie en ont décidé autrement : ce sera un trail « à la maison », avec tâtage de genou jusqu’au dernier moment et inscription la veille.

Le trail de Sully, ainsi nommé à cause de Maximilien de Béthune, duc de Sully et Directeur du FMI Ministre des Finances d’Henri IV dont les terres s’étendaient quelque part dans la forêt de Rosny-sur-Seine, possède trois épreuves :  35 kilomètres/1000 D+, 17km/500 D+, 10 kilomètres/300 D+. Nicolas s’inscrit sur le 35 bornes, moi sur le 10 km, et en route petite troupe. Ce matin-là sur l’autoroute de Normandie, nous ne savons pas encore que cette journée va changer notre vie.

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