Un été nus pieds – M+14

6 09 2013

Nice_3350La transition se poursuit! Depuis 3 mois, trop irrégulièrement mais avec une sage ténacité, j’ai couru pieds nus de plus en plus longtemps au cours de mes séances. J’ai surtout beaucoup marché pieds nus, tous les jours, à l’intérieur comme à l’extérieur, du carrelage aux gros cailloux qui piquent, des tomettes au béton, du sol au plafond (mais non, pas au plafond, voyons!)

Une fine couche protectrice a recouvert la plante de mes pieds, comme une petite semelle. Elle reste fragile : que je marche un peu moins sans chaussure et hop, elle disparait. Que je passe en courant dans des flaques d’eau puis sur un sol tout chaud et voici les ampoules qui s’amènent sur ma peau alanguie (soignées et oubliées en 48 heures : une aiguille, la flamme d’un briquet et on n’en parle plus). C’est de l’entretien, comme une paire de godasses qu’on nettoie et qu’on bichonne, sauf que le travail a lieu directement sur son corps. Cela ressemble, dans mon souvenir, au rapport que l’on peut entretenir avec ses panards lors d’une randonnée : soudain, on découvre leur importance et on s’étonne de leurs facultés. Alors on apprend à mieux les connaître et à les accepter, avec leurs orteils tordus et leurs qualités.

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