Où l’on reprend le fractionné…

28 02 2011

Et où l’on apprendra que le coureur, un peu straight à ses heures, n’en est pas moins gourmand. La semaine dernière a en effet été marquée par des écarts gastronomiques collectifs au sein de la Runnosphère, peu en rapport avec les plans d’entraînement marathon des camarades (quant à moi, pour l’Ecotrail de Paris le 26 mars, je thésaurise: je muscle mes abdos en leur faisant porter un peu plus de gras). Cette semaine a également été marquée sur un plan personnel par la reprise du fractionné, ce qui, tenez-vous bien, n’avait pas eu lieu depuis le 27 octobre 2010, où j’avais alors enchaîné mes 4×800 mètres en 4’50 du kilomètre.

Après la sortie longue du dimanche d’avant, où mon record de distance et de durée a été allégrement franchi sous le ciel argenté de Versailles (y’a un billet là-dessus dans la section « Brouillons », il faut juste que je m’organise un peu pour le finir), j’ai fait le point avec THE COACH et on a décidé d’introduire une séance de fractionné dans mon plan d’entraînement qui désormais se prolonge jusqu’aux 10 kilomètres du Mont Blanc le 25 juin prochain.

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Snow Trail de l’Ubaye 2011 : du bonheur blanc en barre

17 02 2011

L’idée avait été lancée par Lamiricoré à l’automne 2010 : participer sous les couleurs du Taillefer Trail Team au Snow Trail de l’Ubaye, dans les Alpes de Haute-Provence. Cela faisait donc des mois que je songeais à cette course dans la neige, sans présager ce que pouvais réellement être un trail blanc. Pour la neige, j’avais eu un petit aperçu grâce aux trombes pré-hivernales en région parisienne et grâce à une petite séance chez mon père le jour de Noël. Quant à la course en pleine nature avec un chouilla de dénivelés, outre la forêt de Versailles avec Shuseth et Noostromo, il y avait eu le trail des Monts et Merveilles à Compreignac la semaine dernière, en mode « rando rapide ». Mais j’étais loin d’imaginer où pouvaient se cacher les arcanes du « trail » (prononcer « traille » ^^).

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Trail des monts et merveilles : podium à l’envers !

6 02 2011

Cela faisait plus de douze années que je n’étais  pas retournée au village. Non pas celui qui m’a vu naître, mais celui dans lequel j’ai vécu mon enfance et une partie de mon adolescence, de 6 à 16 ans. J’y ai appris à lire, à faire du vélo et de la mobylette, j’y ai vécu des amours et des amitiés et des drames, passé des heures dans les bois, l’église et les champs : Compreignac.

Seb dit « Marko », coureur limougeaud rencontré sur Facebook (le même qui a écrit ici le récit de sa Saintélyon), m’avait parlé de cette course : le Trail des Monts et Merveilles, une première édition conduite par un passionné de ces bois de Maudan et de La Vauzelle. Je ne pouvais pas manquer ce rendez-vous et conviais Noostromo et Aurélie « de Limoges » à vivre cette expérience avec moi.

Le réveil dominical ne fut pas évident, après une soirée passée au Petit Coudier (un café-concert mythique des Monts d’Ambazac où les étoiles furent scintillantes et les musiciens de French Swing Kiss fantastiques). Mais j’étais heureuse de partir courir à travers mes racines. Arrivés à 8h45, nous nous garons près du nouveau lotissement et abordons le village à pied, en passant près du cimetière. Je reconnais la maison d’Aurélia, celle d’Anne-Sophie, la mairie-école où j’ai vécu, le monument aux morts, l’église. Le village est transfiguré avec ses brumes matinales et les dizaines de coureurs en tenue qui s’échauffent dans les ruelles. Devant la salle des fêtes une longue file d’attente est formée : ici, on s’inscrit plutôt le jour même que par correspondance, et les organisateurs devront reporter le départ d’un quart d’heure tant l’affluence est grande. Le temps d’un bon café chaud et nous arrivons au retrait des dossards du parcours de 9,5 kilomètres, fin prêts. Ou presque : « Ah bon, vous ne donnez pas d’épingles à nourrices ? » Je le sais bien pourtant que ce n’est pas la règle dans les petites courses, moi qui les collectionne dans mon sac de sport. Mais je n’y ai pas pensé ce matin… On parvient à s’en dégoter deux chacun, et on met le dossard bien en évidence car il n’y a pas de système de puce pour compter les chronos. A la place d’un sac de goodies, les coureurs reçoivent une bonne bouteille de bière artisanale locale : ça c’est une organisation qui sait recevoir ! 🙂

On se dirige vers la ligne de départ, devant l’église, et c’est peu dire qu’on manque d’échauffement : on aurait dû trottiner davantage. La brume ne se lève pas, et restera présente tout au long de la course, transformant les paysages en décors de légendes telles que les racontait Madame Gabouty, l’historienne du village, avec ses feux follets, ses grottes secrètes, ses pierres guérisseuses et ses esprits farceurs. Bruno est venu encourager Aurélie. Blessé, il ne participera pas au trail, mais il fera quelques foulées (en jean !) sur la fin du parcours avec nous. Sébastien est également bien là, au départ des 24 kilomètres.

Où est Marko ?

Au départ les coureurs se lancent dans la descente comme s’il s’agissait d’un 10 kil’ roulant ; nous essayons de nous retenir mais ce sera trop rapide pour Aurélie qui aura tout de suite le galopant au taquet. On s’enfile assez vite dans un sentier, mais je ne regretterai pas d’avoir choisi mes New Balance 1064 pour l’occasion, car nous croiserons peu de grosse boue et que les passages sur route m’auraient vraiment cassé les pattes dans mes chaussures de trail (elles ne perdent rien pour attendre, les Columbia Ravenous version 2011 connaîtront leur baptême de glace le week-end prochain, au cours du Snow Trail de l’Ubaye !)

Tous derrière et elles devant... mais pour combien de temps encore?

A partir du deuxième kilomètre, ça grimpe, et pour longtemps. On marche pas mal et cela me rappelle ces dimanche de mon enfance avec le club de rando, où je pestais comme une sacrée diablesse contre le sort qui m’obligeait à parcourir ces sentiers au grand air, alors qu’il y avait le feuilleton « Gym » à la télé et que j’aurais préféré savoir si l’héroïne allait remporter la victoire devant ses fourbes adversaires. Mais là je ne peste plus, je suis tellement heureuse entre mon amie et mon amoureux, dans les feuilles mortes, les bogues de châtaigniers, sur ma terre Limousine. Je remercie mes parents de m’avoir forcé à marcher les dimanches, de m’avoir appris à aimer les chemins creux et la mousse des sous-bois !

Après le premier ravitaillement du quatrième kilomètre, nous amorçons une descente qui sera de courte durée. On y croise des chevaux bien sympas qui prennent la pause devant l’iPhone de Noostromo. On aura effectivement l’occasion de faire de belles images de cette forêt brumeuse, et les organisateurs facétieux ont même pris le soin, en plus des balises, d’installer des pancartes « Paysages ! » assorties de flèches qui pointent… vers le brouillard 😉 Nous sommes déjà bons derniers, suivis par les baliseurs-balais avec qui nous échangeons quelques blagues.

Déictique dans les arbres

« Normalement ça devrait tout le temps redescendre », dis-je pour rassurer ma coupine pour qui les montées et les sentiers chaotiques sont un vrai chemin de croix. Que nenni, ça grimpe encore. Heureusement, un deuxième ravito nous attend, avec des carrés de chocolat noir très bienvenus (2 ravitos sur un 9,5 km, on ne va pas tomber dans les vappes !) On passe pour la deuxième fois à gué sur un petit bout de rivière, qu’on s’amuse à franchir à petits bonds sur les pierres.

Et hop !

Et voilà !

Le chemin devient plus large, c’est « le chemin de princesse » pour Aurélie, qui peut enfin prendre ses aises.

Le chemin des princesses

Nous amorçons la descente finale vers le village, et devant le cimetière je croise Zohra, notre ancienne voisine du village, qui gardait ma petite sœur (« Missy », pour ceux qui suivent ^^), qui connaissait tous les coins à champignons, qui savait faire du henné avec des feuilles de noyer et qui partageait le potager avec ma mère. Je m’exclame, je la salue, on s’embrasse, « Et ta maman, ça va ? Et ta soeur, ça va ? Oh, j’ai toujours une photo de vous dans mon salon ! » Elle a les larmes aux yeux quand nous prenons une nouvelle photo grâce à l’iPhone de Noos’ (merci Nicolas pour toutes ces belles images, c’est rare d’en avoir autant sur une course !) Les baliseurs-balais attendent sagement que toutes ces effusions s’achèvent, je salue Zohra et nous finissons la course… derniers !

Pour la petite histoire, ayant vu sur le site Internet de la course qu’il n’y avait que 12 seniors femmes inscrites sur le 9,5 kilomètres, je m’étais dit qu’un podium était possible… Mais je préfère courir avec mes amis que de les laisser sur le coin de la route pour faire ma petite perf’ à la noix. Ce sera donc un podium inversé en 1 heure 20, mais du « bon temps roulé », comme on dit en Louisiane !

A l’arrivée c’est le festin (Eh bé oui ! On est en Limousin quand même !) avec une soupe aux légumes faite maison (et les participants des 24 kilomètres auront même droit à un sandwich au fromage, les veinards !) Je retrouve Cathy, la mère d’une amie d’enfance, montée sur la place tout spécialement pour me voir. On finit en beauté « Chez Gabeau » (oui, le propriétaire a changé mais pour moi le café au coin de l’église sera toujours « Chez Gabeau », là où j’achetais mon Mickey Magasine et mes Frizzy Pazzy) avec une petite bière.

De grands mercis aux organisateurs et bénévoles de cette course, superbe, très bien encadrée et très bien balisée. Leur enthousiasme est beau à voir et cela m’a donné une idée à long terme : pourquoi ne pas organiser une course « Runnosphère » un jour, dans un coin qui nous est cher et que nous aimerions faire découvrir ? Certes, cela doit représenter un investissement énorme, sans doute un an de travail, mais quel aboutissement !

PS : Pourquoi tu cours ? Pour retourner à la terre d’enfance.
PS 2 : On va ajouter quelques photos prises  par Bruno, elles sont magnifiques !

Les autres comptes rendus de course de la Runnosphère ce week-end :

Noostromo (trail des Monts et Merveilles)

– Runnosphère (Raidnight 41)

Virginie (Raidnight 41)

Runmygeek (Raidnight 41)

– Doune (foulées de Vincennes)

– Salvio (foulées de Malakoff)

Laquathus (foulées de Vincennes)





Portrait du coureur en pauvre type

4 02 2011

Cent kilomètres de Migennes, 1978

Aujourd’hui, comme d’autres premiers vendredis du mois, je participe à l’échange des Vases communicants. J’accueille ici avec un immense plaisir Michel Volkovitch, coureur de fond, écrivain, et comme il le dit lui-même, « professeur d’anglais à la retraite et traducteur de grec en activité ». Il a entre autres publié un récit de voyage comme je les aime, au coin de la rue: Le bout du monde à Neuilly-Plaisance, Voyage dans la banlieue de Paris (photos de Michel Lamoureux, publié chez Maurice Nadeau, 1994). Deux phrases de présentation pour vous donner envie de le lire : « Tous les samedis matin, très tôt, l’auteur explore la banlieue en courant. Il a fait vœu de la connaître toute entière, avant de comprendre qu’elle n’a pas de fin. Les pages de son livre s’égrènent sur des milliers de kilomètres, de Sèvres à Montreuil, de Champigny à Viroflay, d’Arcueil à Montmorency, avec de brèves plongées dans le temps vers les années 30 ou 50. » Lui même a vécu quelques courses de légende, de la Saintélyon aux Cent kilomètres de Migennes, de Steenwerck, de Millau. « Je ne suis pas un dieu du stade, mais un petit bonhomme têtu qui chaque jour avale des kilomètres« , écrit-il dans son texte intitulé « Le bout de la nuit ». Allez-voir sur son site, fouillez, dénichez l’onglet « Cours toujours », rempli de pépites. Mon texte du jour, « La vie de château », est accueilli chez lui.

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« L’artiste, avant tout, c’est un regard décalé, une manière de toiser le monde en refusant d’être dans le rang, de battre des pieds en cadence, de s’esclaffer au rythme des rires enregistrés, d’applaudir au signal, d’attendre le coup de feu pour jaillir des starting-blocks. C’est un faiseur de faux départs, un brouilleur de codes-barres, un type ou une typesse qui ne respecte pas la règle du jeu… »

Le sportif, le coureur, c’est donc l’anti-artiste, l’individu bêtement discipliné, décérébré, cousin du fan abruti des shows de la téloche. L’auteur de ces fortes pensées s’appelle Didier Daeninckx, écrivain et homme de gauche, mais la plupart de ses confrères pourraient contresigner : pour la grande masse des intellos français, le sportif est un être inférieur et politiquement suspect.

Ces derniers temps, dans le bois de Vincennes où je courais jadis, des sans-abri se sont précairement installés. Ils restent, écrit dans Le Monde Francis Marmande, invisibles aux riverains, « lesquels, cadres, cadresses et cadrillons, docilement vêtus de leur jogging, font leur footing en siffloting, et passent sans les voir, sans même leur dire bonsoir. »

Encore une phrase très joliment écrite, et non moins assassine. Encore un homme qui a le don d’exprimer légèrement des pensées pas toujours légères. L’adjectif « docilement », qui peut sembler incongru, souligne en fait avec habileté, comme chez Daeninckx, la soumission du joggeur : soumission à la mode du running, comme on dit désormais, et par delà, surtout, à la norme sociale. Le portrait se précise : notre coureur est un immobiliste, un conformiste, un bourge que son égoïsme de classe rend indifférent jusqu’à l’autisme — les néologismes marrants et les rimes intérieures guillerettes rendant plus voyante encore sa bonne humeur scandaleusement futile et insensible.

France-Cuture, Le masque et la plume. À propos du livre de Haruki Murakami, Portrait de l’auteur en coureur de fond, l’un des critiques présents évoque le plaisir de courir. Une jeune consœur de l’imprudent lui coupe la chique tout net : Le plaisir de courir ! Ça n’existe pas !

Une fois de plus je me sens rejeté, nié de façon péremptoire, moi qui six jours par semaine trouve mon bonheur en courant les forêts, moi qui tout en étant bourge, eh oui, n’ai pas pour autant le profil d’une brute fascistoïde. Je ne conteste pas l’existence de coureurs du genre épinglé plus haut ; je souffre simplement d’un anathème aussi absolu, de ce refus d’admettre que parmi les sportifs il y a de tout, comme ailleurs. Pour ma part, les connards que j’ai côtoyés en courant sont restés très minoritaires, et j’ai eu davantage de discussions enrichissantes sur les sentiers ou le bitume que, par exemple, dans une salle des profs.

Le mépris de mes pairs me blesse. Voilà pourquoi sans doute, en répliquant, je me montre à peine plus nuancé qu’eux. Il faudrait distinguer, cela va sans dire, entre les divers sports, les degrés d’implication et le caractère du sportif, mais pour tout avouer je me fous des autres sports, je me fous des stars et encore plus de leurs supporters, je parle égoïstement de ce que je connais, de ce que je fus et suis encore : un coureur de grandes distances et de petites performances. Voilà qu’on ose me dépeindre en être soumis, en mouton de Panurge, moi qui ai toujours vécu la course de fond comme une leçon d’indépendance, d’insoumission !

Le coureur de fond ne tourne pas en rond sur un stade sous l’œil d’un entraîneur. Il sort de chez lui comme on s’évade. Il peut fort bien rejoindre un groupe, généralement réduit, mais s’il reste seul et s’il oublie — comme je le lui souhaite — son portable et ses électrodes à zizique, il pourra courir à son rythme, seul avec la nature, libre comme l’air. Rien de tel pour désapprendre à marcher au pas.

La politique ? Dans notre peloton, je subodore une grande variété d’opinions, mais peu d’extrêmes : le militantisme est un sport à lui seul. Si je ne connais pas de statistiques sur la question, si j’ai rarement su comment votaient mes compagnons de foulée, c’est aussi que l’entraînement comme la compétition sont des moments de trêve où l’on parle d’autre chose, quand on parle — et l’insidieuse euphorie de l’effort porte moins à la chicane qu’à l’indulgence et la fraternité.

Cette euphorie, comment la rendre sensible à ceux qui ne l’ont pas vécue ? S’ils pouvaient au moins la découvrir dans les livres… Hélas, entre les écrivains et le sport on ne sent pas de profonde amitié. La course de fond surtout n’a pas, que je sache, inspiré d’aussi beaux textes que Plaisirs des sports de Jean Prévost ou Les athlètes dans leur tête de Paul Fournel. Le sinistre ouvrage de Murakami mentionné plus haut, qui sue l’ennui et la souffrance, a tout pour décourager son lecteur. J’ai la nostalgie de ce qui s’écrivait dans les années 70 et 80, au moment de la renaissance du grand fond, dans le magazine californien Runner’s world, ou en Europe dans Spiridon, la chaleureuse petite revue suisse. Comme ils étaient bien torchés, les articles des Tamini, des Jeannotat ! Quel souffle, quelle foi joyeuse ! Personne ne les a lus, bien sûr, en dehors du ghetto des coureurs.

L’aversion de mes frères intellos pour le sport me fait mal aussi pour eux. Je les plains sans les comprendre. Ont-ils donc tant souffert à l’école ou à l’armée, aux mains de profs ou d’adjudants sadiques ? L’argument est un peu court. Qui osera dire que les profs de gym sont tous nuls ? Je n’ai eu, pour ma part, que des bons. Je n’en dirai pas autant des profs de français, mais les deux épouvantables croûtes que j’ai subies en seconde et en première ont laissé mon amour de la lecture intact.

Aux écrivains culs-de-jatte, j’ai envie d’opposer Rousseau et ses grands voyages à pied, Montaigne dont les pensées dormaient quand il restait assis, et ma modeste expérience personnelle des idées qui me viennent plus nombreuses et plus vives quand je trottine. Oui, mais quand je lis ma prose bien sage, puis certains grands auteurs dont les pages galopent allègrement, celles, par exemple, d’un patapouf comme Stendhal, je ne peux qu’être pris d’un doute horrible. Entre écriture et sport, y aurait-il donc une incompatibilité secrète ? L’énergie en nous doit-elle faire le choix de filer soit dans les jambes qui frappent le sol, soit dans les doigts qui tapotent le clavier ? Si les écrivains boivent et fument plus que le commun des mortels, n’est-ce pas cela qui donne à leurs écrits leur pouvoir d’enivrement, leur pétillant, leur fumet ? Si je picolais moi aussi au lieu de me soûler d’air pur sur les chemins, verrais-je ma petite piquette changée en champagne ?

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Les autres participants aux Vases Communicants:

Laurent Margantin http://www.oeuvresouvertes.net/ et Daniel Bourrion http://www.face-terres.fr/

Christine Jeanney http://www.christinejeanney.fr/ et Anita Navarrete-Berbel http://sauvageana.blogspot.com/

Maryse Hache http://semenoir.typepad.fr/ et Piero Cohen-Hadria http://www.pendantleweekend.net/category/pierre-cohen-hadria/

Samuel Dixneuf http://samdixneuf.wordpress.com/ et Michel Brosseau http://www.àchatperché.net/

Chez Jeannne http://babelibellus.free.fr/ et Leroy K. May http://lkm696.blogspot.com/

Estelle Ogier http://lesdecouvertesdutetard.over-blog.com/ et Joachim Séné http://joachimsene.fr/txt/

François Bon http://www.tierslivre.net/ et Christophe Grossi http://kwakizbak.over-blog.com/

Cécile Portier http://petiteracine.over-blog.com/ et Anthony Poiraudeau http://futilesetgraves.blogspot.com/

Amande Roussin http://erohee.net/rousse/ et Benoit Vincent http://www.erohee.net/ail/chantier

Marianne Jaeglé http://mariannejaegle.over-blog.fr/ et Franck Queyraud http://flaneriequotidienne.wordpress.com/

Juliette Mézenc http://www.motmaquis.net/ et Jean Prod’hom http://www.lesmarges.net/

Candice Nguyen http://www.theoneshotmi.com/ et Pierre Ménard http://www.liminaire.fr/

Christophe Sanchez http://fut-il-ou-versa-t-il.blogspot.com/ et Xavier Fisselier http://xavierfisselier.wordpress.com/

Nolwenn Euzen http://nolwenn.euzen.over-blog.com/ et Landry Jutier http://landryjutier.wordpress.com/

Leila Zhour http://coeurdemots.hautetfort.com/ et Dominique Autrou http://autrou.eu/

Claude Favre et Jean-Marc Undriener http://entrenoir.blogspot.com/

Bertrand Redonnet http://lexildesmots.hautetfort.com/ et Philip Nauher http://off-shore.hautetfort.com/

Isabelle Pariente-Butterlin http://yzabel2046.blogspot.com/ et Louise Imagine http://louiseimagine.wordpress.com/

Joye http://iowagirl.over-blog.com/ et Brigitte Célérier http://brigetoun.blogspot.com/