Mes musiques de course à pied #2

L’un des clips les plus délirants du monde…

En 1998, quand les Beastie Boys sortent leur album Hello Nasty, je ne courais pas encore (enfin, j’avais fait une rapide tentative séductrice au collège…) Je venais juste de passer mon bac, j’étais fan d’Eric Rohmer et de Bernard-Marie Koltès, et le moindre effort physique en dehors du sport en chambre et celui de danser au beau milieu des tables du Café des anciennes majorettes de la Baule m’était insupportable. Une vraie intello jeunette, dans ce café limougeaud aux murs recouverts de livres, à fumer au-dessus de mes carnets (il était permis de fumer dans les lieux publics), carburant à l’expresso et au Ravivol (vroum, vroum, on décolle !)

Il a quand même fallu attendre que je me fasse bien chier dans ma vie pour me mettre à courir. Quand j’ai ouvert ce blog, je ponctuais mes billets de cette question « Pourquoi tu cours ? » Or au fond de moi, je ne le savais que trop bien. J’avais un bon travail salarié à deux pas de chez moi, je vivais avec un chéri adorable et drôle (mais qui bossait avec les Etats-Unis donc qui rentrait souvent très tard), j’achetais des tas de trucs complètement idiots et je regardais la télé tous les jours. Juste avant de me mettre à la course à pied, ma vie en fin de journée ressemblait à ça : quand je sortais du travail, je rentrais chez moi me casser une petite graine devant une émission débile, puis je préparais à manger, et je dînais une seconde fois quand mon chéri rentrait. Ensuite on regardait « Faites entrer l’accusé » jusqu’à ce que mort s’en suive (Netflix n’existait pas encore).

Jusqu’à ce Dimanche de Pâques et ce premier jogging avec ma copine Aurélie, que je ne remercierai jamais assez de m’avoir fait plonger dans cette nouvelle addiction. Dès le début, j’ai ressenti le besoin d’accompagner mes séances avec de la musique, ça me donnait de l’entrain. Même quand je disais que je faisais « du fractionné » alors que j’enchaînais juste 2 minutes de course et 2 minutes de marche. Je me souviens encore de ces progrès fulgurants du début, quand on passe de 5 minutes consécutives de course à 10, puis 20, puis 30… jusqu’à courir 5 kilomètres en 30 minutes.

Je me souviens de cet « Intergalatic » des Beastie Boys qui sonnait à mes oreilles, me faisant rebondir comme un cabri dans le parc Pic de Vanves, sur la piste du stade Suzanne Lenglen d’Issy-les-Moulineaux, dans les rues de Paris… C’est à ce moment-là que j’ai appris à connaître l’histoire du groupe new-yorkais, comment ces musiciens à la formation jazz avaient commencé en tant que groupe de punk plongeant dans le hip-hop d’abord comme une blague, pour finir par inventer une nouvelle forme musicale.

Aujourd’hui ces Beastie résonnent encore dans mes oreilles quand je cours, surtout les albums III Communication, Paul’s Boutique et Hello Nasty, dont est tiré cet Intergalactic délirant aux mots… prémonitoires ou avant-coureurs ? 🙂

Well, now, don’t you tell me to smile
You stick around I’ll make it worth your while
My number’s beyond what you can dial
Maybe it’s because we’re so versatile
Style, profile, I said
It always brings me back when I hear, « ooh, child! »
From The Hudson River out to the Nile
I run the marathon to the very last mile…

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