Veillée du Bois chez Team Outdoor: un retour gagnant!

11 03 2011

Hier soir, pour la première fois depuis le 25 novembre, je suis retournée courir à la Veillée du Bois: une soirée de rencontres, de sortie nocturne à la frontale dans le Bois de Vincennes et de test de matériel organisée par l’équipe du magasin Team Outdoor. Je m’y étais rendue sans courir au mois de janvier. Encore sur le chemin de la reprise et sachant que même le groupe « lent » était un peu rapide pour moi, je n’avais pas voulu tenter le démon des tendons. J’avais juste donné un coup de main et mangé la galette avec les copains. Mais à présent que la moindre de mes sorties approche ou dépasse les 10 bornes, y compris lorsque je me lance sur du fractionné, à présent que je me sens moins sujette au moindre bobo, je peux reprendre sans risque ces cavalcades.

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Semi-marathon de Paris 2011 : supportrice, 127 décibels

9 03 2011

Ce n’est pas la première fois que j’assiste à une course au lieu d’y participer. A la Corrida d’Issy-les-Moulineaux en décembre 2010, blessée , je m’étais transformée en supportrice-photographe et j’avais adoré l’expérience. Nous étions déjà un petit groupe de copains, les coureurs-blogueurs qui allaient devenir la Runnosphère, et cette journée avait été ensoleillée par ces formidables rencontres. Dimanche dernier, c’était pourtant bien la première fois que j’assistais à une course pour encourager quelqu’un en particulier. Pour Noostromo, ce semi-marathon était fondateur, le premier (d’une longue série?) sur cette distance.

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Et maintenant, le site Web collectif !

31 01 2011

Après des centaines de commentaires, des heures de lecture sur nos blogs respectifs, des kilomètres avalés dans des compétitions ou sorties et des kilos de pâtes boulottés au cours de Pasta Party, la Runnosphère possède désormais son site Web collectif : : http://www.runnosphere.org

Cette plateforme commune permet de partager les billets des uns et des autres (avec l’onglet « Blogs de runners ») qui fait remonter les dernières publications à la manière d’un lecteur de flux RSS, d’évoquer des événements collectifs (comme la sortie du 23 janvier dernier à Versailles), mais aussi de découvrir de nouvelles têtes, de nouvelles plumes, d’accueillir nouveaux projets. Le principe est simple, expliqué ici : si vous souhaitez participer aux activités de la Runnosphère, envoyez votre nom, prénom, pseudo, adresse de votre blog et adresse e-mail (ces données resteront confidentielles) à contact (at) runnosphere.org

On fait déjà mentir le bon vieux Docteur Shirky et sa théorie du pouvoir dans le monde des blogs. C’est vrai, on a nos stars, nos chouchous, et même une prêtresse, il y a le classement Wikio dans lequel on cartonne, les visites uniques et les taux de rebond, mais tout ça c’est de la rigolade. Ce qui compte, c’est de se rencontrer, de partager notre passion pour la course à pied et de boire des bières en mangeant des crêpes surprises. De partir en vadrouille ensemble, et d’en fabriquer des souvenirs pour les longues soirées d’hiver sans frontale. Comme ce petit bijou de bande-annonce concocté par Noostromo avec la complicité d’un lutin limousin.

La Runnosphère, c’est aussi une page Facebook.

Et merci à Greg et @JérémieP pour leur boulot sur le site !





Runnosphère à Versailles: une belle journée, citoyens!

23 01 2011

Cela faisait longtemps que cette date était inscrite sur mon calendrier: « Dimanche 23 janvier 2011: sortie Runnosphère à Versailles ». Bien avant de savoir que j’allais y passer quelques jours hors du temps. L’idée est née au fil des commentaires des blogs de Noostromo et Shuseth — j’avais déjà des envies de RER C. L’idée est née « sur l’Internet », qui n’est pas un lieu mais un de ces mondes invisibles attrapables ici-bas. Puis de fil en aiguille, le projet s’est concrétisé.

Et nous voilà 18 — Rasmette et son chéri, NoostromoGregDjaillaRunmygeekPhilippeShusethVirginie, Christophe, Sebrom, Laquathus, JulienChristianMayaKejajSalvio — bon pied, bon oeil, en ce dimanche matin, 9 heures 30, Gare des Chantiers — le centre du monde, Dali s’était trompé ! Une fois encore, comme lors des Pasta Party, on met des noms sur des pseudos, des visages sur des noms. Après avoir déposé nos sacs chez Nicolas et Arnaud, on converge en trottinant vers la mairie de Versailles. On décide de ne pas faire de groupes de niveaux a priori, mais de laisser parler Darwin. La sélection naturelle viendra s’imposer dans le parc du château, quand 7 ou 8 gaillards partent bille en tête à moins de 5′ au kilomètre.

Nous sommes donc une dizaine à poursuivre sur ce qui pour moi est un bon rythme — entre 6’10 et 5’50 au kilomètre. Ça papote, ça fait connaissance. Avec Virginie, nous devisons sur la Runnosphère et sur la façon dont elle a changé nos vies, simultanément. Le soleil grimpe vers le point le plus haut qu’il lui est possible d’atteindre à cette époque de l’année. Le temps est frais, mais nous n’avons pas froid. Le sirop à la grenadine de Shuseth vient réconforter les cellules déshydratées et les gorges asséchées par tant de papotage.

Le parcours choisi est celui du tour du Grand Canal — qui n’est pas un canal, mais il faut rendre à Louis XIV ce qui lui appartient. Ce bon vieux Louis aimait plus que tout la danse — plus que la guerre — mais je ne crois pas qu’il avait prévu que ses allées « à la française » seraient foulées en l’an de grâce 2011 par autant de joggueurs. Le Grand Canal est majestueux sous le soleil de Perce-Neige Pluviôse — oups, pardon Louis, je voulais dire « 23 janvier » ^^ — et entre deux discussions je lève la tête pour admirer ce paysage de légende. Du haut des statues bâchées, plusieurs siècles nous contemplent!

La remontée le long de l’allée royale est un peu rude, en fin de parcours — la sortie aura duré une heure — mais une idée tirée du chapeau nous traverse avec Virginie: et si, finalement, nous nous inscrivions à la StrongmanRun, pour la faire ensemble? Je n’étais pas super chaude pour réaliser cette course, mi-parcours du combattant, mi-intervilles, mais pour rigoler avec une copine, ça change tout ! On ne s’est pas encore arrêtée sur notre déguisement, mais les sous-vêtements sont déjà choisis ! [GOSSIP ALERT !]

Retour devant la mairie pour une série de photos souvenirs sur les marches de l’Hôtel de Ville. Les mots « Liberté » et « Fraternité » écrits au fronton résonnent dans mon coeur — « Egalité », comment dire… tous citoyens que nous sommes, nous ne sommes pas égaux dans l’effort: quand certains sont sur leur allure marathon, d’autres sont sur leur allure 10 km 🙂

Puis ce sont la douche et la petite bière bien méritées, encore quelques éclats de rire et des envolées de passionnés. On clôt cette belle matinée par un excellent repas dans une crêperie du centre-ville, et on se lâche ! Pour ma part, c’est un combo andouille-crème-moutarde-patates-pèches-crème chantilly-caramel beurre salé qui a raison de ma faim de loup. J’ai encore la tête toute ensoleillée de ces bons moments alors que la nuit est déjà tombée sur ce billet, et j’espère qu’on se refera ça très vite! Merci aux organisateurs, hôtes versaillais d’adoption et de qualité, Nicolas et Arnaud.

PS 1: Pourquoi tu cours ? – Pour l’amitié et le vent du Nord.
PS 2:  La première photo en contre-plongée est de Christian, la seconde en fish-eye de Noostromo, sur sa caméra GoPro (une vidéo est à suivre, sur son blog).

Les autres billets des compères et commères :





Corrida de Noël 2010 : Issy-les-Moulineaux passe au rouge

12 12 2010

Non ce titre n’annonce pas un résultat électoral (qui a dit « dommage »?) Il ne sera pas non plus question de couleur de cape et de mise à mort, puisque le terme « corrida », de l’espagnol « correr », désigne tout aussi bien une course pédestre populaire et festoyeuse destinée à réchauffer les cœurs engourdis par l’hiver (Lucien Jeunesse, sort de ce corps!) En ce dimanche se sont donc élancées 10 228 personnes, de 3 à 88 ans (plus fort que Tintin!), sur des courses de 1,5 à 10 kilomètres. Avec ma patte dans le cirage, je n’ai pas pu y participer en tant que coureuse, mais j’ai vécu une fantastique expérience de supportrice, pour les copains et copines de la runnosphère et le VRC92. Comme d’hab, j’ai tout donné, et à présent je n’ai plus de voix 😉

Je suis arrivée un peu trop tard sur la course de 6 kilomètres pour voir passer Nadget et sa guide Virginie (ça ne vous rappelle pas un petit peu une chanson ?) mais je me suis postée en face du Mac’Do de Corentin Celton pour photographier les coureurs. J’ai ouvert pour l’occasion un compte sur Flickr où je posterai ces images, mêmes les plus floues, pour que les personnes concernées puissent avoir un petit souvenir. En voici juste une pour le plaisir, qui témoigne d’une belle complicité.

Y'a pas du kiff, là ? 😀

J’ai ensuite rejoint les blogueurs (et associés) en remontant par l’avenue des Frères Voisins et en croisant la course déguisée de 10 kilomètres. Quel carnaval ! De la montgolfière au cadeau géant en passant par la poussette reconvertie en traîneau du père Noël, certains n’avaient pas lésiné sur l’imagination. Christophe et Christian, deux coureurs minimalistes, sont de la partie.

Un ange passe

Petit cadeau

Un bel élan

Give me five, and smile ! (La seule photo du lot où la mise au point s'est faite correctement ^^)

Philippe, Benoît, Nicolas, Jonathan, Sébastien et Bastien se placent sur la ligne de départ des 10 kilomètres « classiques ». J’ai chaud au cœur de les voir ainsi réunis et je ne suis même pas triste de ne pas courir. David, autre coureur blessé, s’est muni d’un appareil photo de compet’ (c’est le cas de le dire) et mitraille, tandis que je repère dans la foule les têtes connues.

Nous les retrouvons à l’arrivée, rouges comme des pères Noëls mais heureux, et tout ce petit monde s’en va boire une bière et discuter… de course à pied !





Ce que courir veut dire

11 12 2010

Il est des jours sans limite où les heures ordinaires ne suffisent pas à pouvoir saisir tout ce que la vie contient. Trop de nouveautés, d’agitation, trop d’au-revoir et de rencontres à venir. C’est dans ces moments-là que l’insomnie me guette, elle sait que je l’appelle au secours tout en la redoutant. Lorsque je peux partir courir, le temps reprend sa forme et j’évacue pas après pas tout ce qui me submerge. Mes pensées les plus chaotiques se dessinent clairement, le brouillon se met en page dans cet effort du corps et ce contact unique à l’environnement qui m’entoure. Or depuis plus de deux semaines,  je ne cours pas, enfermée par la douleur d’une banale blessure. Heureusement, elle s’estompe enfin : dès la semaine prochaine je rechausserai mes pompes de running pour une reprise progressive, et mon sommeil dépassera à nouveau les cinq heures quotidiennes.

Cette semaine j’ai à la fois quitté mes anciens collègues d’Orange Labs et commencé mon nouveau métier de rédactrice. Je n’imaginais pas que ce serait aussi émotionnellement intense. Je m’étais préparée à ce changement de vie, je croyais que la transition serait routinière. Il n’en a pas été ainsi : j’ai de la peine à dire au-revoir, malgré la joie de ce nouveau travail et la pleine conscience de suivre ma propre voie.

J’ai emprunté le titre de ce billet à l’ouvrage du sociologue Pierre Bourdieu, Ce que parler veut dire, en hommage au laboratoire de recherche qui m’a accueilli pendant un an, juste après la soutenance de ma thèse. J’y ai rencontré des personnes extraordinaires, pleines de vitalité (et de théories bizarres 😉 ),  j’ai découvert pour la première fois ce qu’était « la vie de bureau » et cette drôle de communauté constituée par des collègues que tu côtoies chaque jour. Et surtout — pour ce qui nous intéresse ici — j’ai pu développer et amplifier ma passion naissante de la course à pied, au cours de nombreuses discussions (hein, avouez, je vous ai grave saoulé à la cantine, au café, jusque dans vos bureaux ! ^^), de supers joggings au parc Suzanne Lenglen et avec la participation « corporate » à La Parisienne.

Mais l’histoire n’est pas finie puisqu’en mars prochain, je participerai avec mon ancienne collègue et néanmoins amie Julie 😉 à la version « Twin santé » de l’Ecotrail de Paris. J’ai hâte de vivre cette nouvelle aventure !

Et l’histoire continue ailleurs, avec cette communauté de la « Runnosphère » que j’ai découvert en lectrice, puis en blogueuse, et désormais « In Real Life » (Bizarre comme expression, non ? Comme si écrire, lire, commenter et raconter des bêtises sur Twitter ne faisait pas partie de la « vraie vie » !) avec les rendez-vous binouze post-compétition et les Pasta Party. Hier nous nous sommes ainsi retrouvés à huit compères (dont deux commères, grande première!), après le retrait des dossards pour la Corrida d’Issy-les-Moulineaux. C’est assez étrange de retrouver physiquement des personnes avec qui l’on a parfois échangé des pages et des pages (tous nos commentaires mis bout à bout, ça doit bien faire à peu près ça ^^) durant des mois. Je me rends compte que je suis quand même d’un premier abord beaucoup plus timide en face à face. Peu à peu au fil des rencontres, les têtes se font familières, et l’on retrouve avec plaisir ces conversations d’initiés sur le meilleur moyen de ne pas se perdre dans un trail, sur le dernier gel énergétique ou les courses à venir (je note pour ma part le trail des Traces du Loup en juin, si bien défendu par David et Christophe !) Nous n’en sommes qu’aux balbutiements, mais j’ai la forte impression que de véritables amitiés sont en train de naître ici, et ça, c’est beau !

Pour finir, je reviens en forme de clin d’oeil à mon ancien bureau d’Orange Labs, avec ce mur des « Pourquoi tu cours ? » en Post-it. Fabriqué et partagé avec Julie, ma binôme d’Ecotrail et colloc’ du B419-420, il est un pendant graphique à cette petite question lancinante, à la manière du mur des 10 kilomètres de Paris Centre.

Gourmandise d'hiver

 

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