Catégorie : Blessure

Ariane versus Achille

Hier soir, après trois semaine d’arrêt de l’entraînement sur piste avec le VRC92, je suis revenue à Suzanne Lenglen. J’avais envie de revoir les camarades du club, j’avais besoin de retrouver cette ambiance pleine d’émulation qui réchauffe le moral.

Mon mollet me fait toujours souffrir quand je cours, comme j’ai pu le constater à Istanbul. Mais je n’ai plus mal pour les activités quotidiennes, comme marcher et monter les escalier, et ce depuis une semaine et demie (depuis que je me suis rachetée des chaussures de ville à ma « vraie » taille, sans comprimer le pied gauche.) Samedi, je change également mes chaussures de course, trop petites elles aussi. Le mystère reste entier sur ce qui a pu me faire perdurer dans cette négligence, ce déni du confort le plus élémentaire.

Hier soir une séance de « semaine allégée » était prévue: 4×800 mètres à allure 10 km (récupération 200 m footing). J’ai encore réduit davantage le programme en écoutant mes sensation (heu… ma douleur) et en ne faisant que 3 séries.

J’ai branché la montre-cardio dès le début de l’échauffement, visiblement on est déjà autour de 9km/h ce qui est déjà pas mal pour moi (autour des 170 pulsations/minute), puis on voit bien le pic des 3×100 mètres de fin d’échauffement (à 18 km/h) et ensuite les 3 séries de 800 mètres, autour de 12 km/h (et 190 puls/min !!) J’ai arrêté la montre ensuite, mais on finit toujours par un retour au calme en trottinant très très doucement.

L’activité est ici : http://connect.garmin.com/activity/54618737 A regarder le rendu sur Garmin Connect, je suis assez contente de voir que je n’ai pas baissé de vitesse entre les séries, j’ai même légèrement augmenté au cours de la dernière. Par rapport aux joggings d’Istanbul, je n’ai pas eu la sensation des « mollets en plomb », ce qui est très positif.

Après cette séance, je n’avais pas plus mal au mollet qu’avant, et je me sentais mieux sur un plan général. Aujourd’hui, pas de séquelle, mais je n’ai pas non plus été faire de jogging avec les collègues. Je retourne chez mon podologue samedi matin, je veux juste savoir s’il s’agit bien du tendon d’Achille, à sa jonction avec le mollet, et lui demander quelques conseils pour l’achat des chaussures.

Cette période de « gestion de blessure », qui dure déjà depuis le 7 octobre, est source d’interrogations. En fait je ne suis pas vraiment blessée, j’ai l’impression d’être à la limite, juste avant la blessure. J’essaye donc de faire preuve de sagesse (arrêt de l’entraînement sur piste, et seulement 3 joggings depuis les Boucles de la Porcelaine). Mais je souhaite également garder le fil d’Ariane dans la main, tester sur le terrain mes sensations, reprendre peu à peu. L’équilibre est difficile à tenir. Tout ceci me renvoie à des interrogations qui ont été développées récemment par Fabrice de RunOnline, invité à faire part de son expérience au sein d’une conférence de l’Institut des addictions comportementales.

Dans cette réflexion qui est la mienne en ce moment, je peux compter sur le soutien de mes proches qui modèrent mes ardeurs un peu trop téméraires et qui m’encouragent en même temps. J’ai ainsi reçu un e-mail de ma maman, et je ne peux m’empêcher de vous en livrer un extrait (avec son accord) tant il décrit bien la complexité de la relation à la douleur des sportifs :

 » Pardonne-moi de te mettre à nouveau en garde  mais cette douleur qui persiste est un peu inquiétante : je sais que moi aussi il m’est arrivé dans la danse classique ou traditionnelle d’aller au delà de la douleur grâce à l’effet analgésique bien connu des endorphines que nous produisons lorsque que nous éprouvons du plaisir à une activité physique intense et qui dure dans le temps. A présent, bien sûr, à la moindre apparition d’une petite douleur, je réduis mon activité : danse ou vélo, mais il m’a fallu du temps pour arrêter de torturer mon corps, résultat :  un genou pourri d’arthrose, le droit ne vaut pas cher, mais j’ai conservé ligne, souplesse, et joie de vivre !
En conclusion, je n’ai aucun conseils à te donner, c’est à toi de juger. »

J’aime beaucoup cette conclusion, parce qu’elle est juste et sans fard: on pourrait la juger immorale (une mère doit dire à sa fille de s’arrêter, pas d’en faire à sa guise, comme le dit la chanson populaire: « Non, non, ma fille, tu n’iras pas danser ») mais on voit bien ce qui se passe dans ce mouvement réflexif. D’abord l’inquiétude, puis le conseil raisonnable lié à l’expérience, puis le paradoxe insoluble (« j’ai bousillé mon genou mais finalement ça m’a apporté tellement par ailleurs »), et pour finir, le renvoi à ma propre sagesse, à mon libre arbitre.

A moi d’en juger, donc, en prenant conseil auprès de professionnels de santé connaissant bien la course à pied.

PS: Pourquoi tu cours ? Pour suivre le fil d’Ariane.

PS subsidiaire: Savez-vous si jeux peux, une fois la Garmin lancée, remettre le chrono à zéro pour voir mes temps de passage aux 400 mètres, sans pour autant couper l’activité?

PS3: La prochaine Veillée du Bois, c’est jeudi prochain ! Si le coeur vous en dit,  envoyez un mail à contact@team-outdoor.fr pour prévenir de votre présence. Plus de renseignements chez Doune et chez Team Outdoor.

Jogging entre collègues

En ces temps de repos pour Soleus, Achille et Plantaris, j’ai envie de me remémorer les jogging du jeudi, ces bons moments passés avec mes collègues dans les chemins du Parc Suzanne Lenglen. (Je précise que Soleus, Achille et Plantaris ne sont pas mes collègues, ni des dieux de la mythologie grecque, mais des muscles et tendons qui me font souffrir en ce moment… C’est fou comme plus je me blesse, plus j’apprends à connaître ce qu’il y a sous ma peau !)

Au départ c’était le mardi soir: je lançais une proposition à la cantonade la veille, au moment du café ou par message collectif sur Gtalk. (On utilise beaucoup Gtalk au boulot, étant donné que nos bureaux sont séparés et répartis sur deux grands couloirs. C’est pratique pour se demander « Il y a du café ce matin ou je pars en faire ? » ou bien « Cantine ? », mais ça peut être détourné en outil de surveillance, puisqu’on peut voir à quel moment les gens sont connectés ou pas — certains s’accommodent du dispositif en laissant leur ordinateur en veille, ce qui est bon pour la liberté, mais mauvais pour la planète ! ) On se retrouvait à deux ou trois, vers 19 heures, pour trois-quart d’heure de course à petites foulées, avec ce satané Runkeeper qui fonctionnait une fois sur dix. On préparait La Parisienne, on appréhendait les 6 kilomètres et on se serrait les coudes.

Puis une collègue jeune maman nous a rejoint, et le rendez-vous en soirée ne lui convenant guère: va pour le jeudi midi, on gèrera le déjeuner en se préparant des sandwichs! Le parc Suzanne Lenglen est commode car proche de notre lieu de travail, avec des vestiaires et des douches (important quand on a encore une demie-journée devant soi!) et un bon tour d’environ 1,5 kilomètres, avec des bosses, des passages sur chemins et sur route, des joueurs de foot américain (pardon je m’égare… 😉 )

Le rythme est plutôt tranquille, entre 8 et 9 kilomètres/heure, sauf quand un collègue masculin se joint à nous (du bureau 417, pour ne désigner personne… ) et là ça déménage à plus de 10km/h, ce qui pour moi est… trop rapide (surtout si les compères Soleus, Achille et Plantaris s’en mêlent).

J’adore ces moments de détente et d’efforts, où l’on discute de tout et de rien, en se sentant vivre en dehors de notre routine ordi-café-cantine, en plein air. On se défoule, on crie dans les descentes (heu… je crie dans les descentes 😉 ), on rigole, on mate les mecs. Je termine mon contrat au début du mois de décembre, et j’espère pouvoir de temps à autre continuer à courir avec mes collègues, à Lenglen. D’ailleurs, ceci est un appel aux collègues doctorants, post-doctorants, stagiaires et apprentis qui ont déjà quitté le labo et qui pourraient se joindre à nous: vous êtes les bienvenus !

Jeudi dernier, comme le jeudi d’avant, j’ai souffert du mollet. J’ai préféré réduire la charge à 30 minutes, et depuis je suis au repos. J’ai consulté mon osthéopathe, et je sens que peu à peu ça se remet. J’ai aussi acheté de nouvelles chaussures de ville, car depuis le mois d’août je portais des godasses trop petites, qui compressaient jour après jour mon pied gauche (j’ai le pied gauche légèrement plus grand que le pied droit, c’est pratique !)
Jeudi dernier, j’ai également croisé Djailla, qui faisait lui aussi un jogging avec un collègue, vêtu de bleu dans son t-shirt du Paris-Versailles.

Pour garder le moral, je me suis inscrite sur une prochaine course, au mois de novembre: j’hésitais entre le Trail Extrême Lillois (enfin, extrême, je m’entends: j’aurais choisi la version 8 ou 15 km !), qui va sans doute être couru par plusieurs blogueurs, et les 10 kilomètres des Dockers du Havre, ville qui me fascine avec son architecture d’après-guerre classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, avec son port, son front de mer en galets, son skate-park sur la plage, ses grands parcs, ses docks, les falaises non loin… Je serai donc au Havre ce prochain 21 novembre, à 9 heures 30 au foyer des dockers.
(Ceci dit, j’adore Lille également, et j’espère courir là-bas un jour, dans mon « tour de France du running ».)

Affiche 10K-Dockers 2010

PS: Pourquoi tu cours ? Pour sortir de la vie de bureau!

Like a rolling stone

« What does it feel to be on your own? » me demande l’ami Dylan. J’ai le casque branché sur les oreilles, le paysage défile sous mes yeux encore alourdis par la fête de la veille (l’anniversaire d’une amie, le genre d’événement pour lequel on sèche une Pasta Running Party…)

Je suis dans le train pour Limoges, délaissant mon carnet de brouillon rose pour l’appli WordPress de l’iPhone. Si la connexion aléatoire 3G/Edge fonctionne un chouilla, je pourrai publier ce billet avant même d’avoir posé le pied sur ma terre natale.

Dimanche, ce sera la première course qu’Aurélie et moi ferons ensemble, et son premier 10km (10,7km en réalité, un quart de marathon!) Les Boucles de la Porcelaine, le long de la Vienne et à travers les zones industrielles des usines encore en activité. Cela peut paraître bizarre de courir dans un tel paysage, mais c’est pour moi une motivation supplémentaire. Autant j’aime la montagne et sa nature vertigineuse, autant j’aime l’urbain, le très urbain. Courir là, c’est rendre hommage à une ville en ne masquant pas ce qui fait sa richesse et son histoire.

Mais il y a un hic, et pas des moindres: depuis jeudi, j’ai une douleur sourde au mollet gauche, celui-là même qui a subi il y a 5 ans un stripping (vous savez, l’opération « on coupe en haut, on coupe en bas, on arrache la veine ».) D’après ma médecin que j’ai vue ce matin, il ne s’agirait pas d’un souci veineux, genre caillot ou truc craignos, ce serait juste musculaire (comment ça, j’ai « oublié » de lui dire que je courais dimanche ? Ah oui, j’ai oublié…^^) Mon podologue que j’ai appelé hier m’a décrit la chaîne musculaire qui va des petits orteils à cette zone douloureuse à l’intérieur de la jambe, et il m’a expliqué quelques exercices de flexion/détente à réaliser d’ici dimanche. J’ai déjà un peu moins mal, mais un peu seulement.

Demain, piscine avec Aurélie, on va barboter histoire de se détendre, elle a déjà fait ses 20 minutes de footing+ accélérations sur 200 mètres, je suis sûre qu’elle est au top malgré quelques crampes sur le tibia (« Le gang des éclopées aux Boucles de la Porcelaine »). Et dimanche, si mon mollet me laisse tranquille, course plaisir, sans chrono, on veut juste être finisheuses! 😉

Je penserai très fort aux coureurs et coureuses qui s’élanceront sur les 20km de Paris, en même temps que nous.

Mon carnet d’entraînement


En attendant que je me rétablisse tout à fait (la séance chez l’ostéopathe m’a fait un bien fou, mais patience…), j’ai envie de partager ici l’une de mes marottes de newbie: le carnet d’entraînement.

Tenir un carnet est pour moi très important. D’abord parce que j’adore écrire, et que ça fait une occasion de barbouiller un calepin. Ensuite parce que ce blog est un journal de mon rapport à la course à pied, mais qu’il n’est pas un outil de compte rendu de chacune de mes séances d’entraînement. Et j’ai besoin de pouvoir suivre mes progrès d’une façon un peu systématique.

D’ici un mois (il me taaaarde !) je franchirai une étape supplémentaire dans la collecte de données, avec un cardio-fréquencemètre GPS que j’embrancherai sur Garmin Connect. Mais je ne laisserai pas tomber mon carnet papier…

J’ai commencé avec un fichier Excel confectionné par Aurélie (qui adooore les tableaux ^^). Avec les jours en ligne et les minutes en colonne, il était super pratique pour rendre compte de mes premiers pas: minutes marchées et minutes courues apparaissaient distinctement. A la fin, tout était récapitulé, avec une place pour les commentaires.

Puis j’ai découvert l’application Runkeeper et ses calculs automatiques, mais j’ai continué à remplir en parallèle le fichier Excel. Runkeeper était pour moi un objet de fascination perpétuelle, avec ses données foisonnantes, les cartes des parcours, les moyennes, les graphiques et les « Fitness Report »… Bien qu’approximatif et partiel, il reste un très bon outil de visualisation, élément moteur dans la motivation.


C’est le numéro d’octobre 2010 de « Jogging International » qui fut l’élément déclencheur d’un petit projet: et si je fabriquais moi-même mon carnet d’entraînement? J’aimais bien celui qui est proposé en supplément du magazine, mais je ne le trouvais pas tout à fait adapté à ma pratique (pas besoin d’inscrire mon poids à chaque séance, pas de case pour la vitesse…) Et puis je le trouvais un peu bariolé, j’avais envie de quelque chose de plus sobre.


Comme j’ai rédigé ma thèse avec le logiciel LaTeX et que ce programme me fait triper, je me suis mise ce week-end entre deux courbatures à composer mon petit carnet d’entraînement DIY (Do It Yourself !) Au départ je voulais un format A5 paysage, comme celui de Jogging International. Mais arrivée chez l’imprimeur ce matin, il s’est trouvé que j’aurais alors dû réaliser une manipulation du PDF sur format A3, avec une page à l’endroit, une autre à l’envers… J’ai donc préféré le transformer en format A4 avec une pliure centrale, mais du coup:
• les cases sont un peu petites, alors que je voulais plein de place pour écrire ^^
• il ressemble à un carnet de santé !
• finalement, j’ai oublié de mettre une case pour la vitesse :-/

Mais c’est sobre, toute l’année tient en peu de place, et je suis surtout super fière de mon tableau des temps de passage en fonction de la vitesse horaire et de la distance, outil fondamental dans mes entraînements au VRC92. Je vous laisse juger sur pièce, je joins à ce billet le PDF et le fichier .tex !

PS: Pourquoi tu cours ? Parce que j’aime l’énergie que ça me donne pour des projets parallèles. (Comment ça, « futiles » ?) ^^

PS2: Pas de footing avec les collègues aujourd’hui. Sans avoir de traumatisme majeur (pas de déchirure!) je dois encore laisser mes gambettes tranquilles. J’aurais pu reprendre l’entraînement vendredi soir, mais jusqu’à 20 heures je serai préposée aux dossards. Dans un sens, cela vaut peut-être mieux, parce que vendredi, c’est pas raviolis… c’est fractionné !

CarnetEntrainementA4

CarnetEntrainementArenommer_en_TEX

Crac, boum, aïïïe !

Là encore mon titre est un peu frondeur, il n’y a ni casse ni chute, juste un peu de sur-entraînement la semaine dernière. Je récapitule: La Parisienne dimanche 12, endurance le lundi, résistance le mercredi, jogging de récup’ avec les collègues jeudi midi, jogging intense d’une heure le jeudi soir, fractionné le vendredi… La semaine de la rentrée fut joyeuse, mais rude, trop rude pour mon corps de newbie.

Depuis samedi, je me traîne un mal de chien dans la cuisse droite. Au début, c’était masqué par tout un tas de petites courbatures: « Ahah, c’est rigolo, je marche comme un canard! » Je voyais à l’oeil nu mes quadriceps affleurer, genre « Eh, t’as vu, on est là! », et ce joli galbe me faisait oublier la douleur, que je rangeais dans la catégorie « C’est normal, ça travaille, un peu de repos et ça va passer ».

Mais lundi matin en allant au boulot, impossible de descendre et surtout de monter les escaliers sans ressentir une contraction douloureuse tout le long de la cuisse, à l’avant. Assise, tout va bien. Debout, c’est déjà un peu là. Quand je marche, je boitille. Et puis ça passe au cours de la journée…

Hier soir j’ai tenté un jogging dans le parc à côté de chez moi, pour voir. Je me suis vêtue de mes plus beaux atours, j’ai enfilé mes manchons Booster (« du p’tit lait pour mes mollets »), mes chaussures de running (« my trainers », comme disent les English). J’ai marché jusqu’au parc, branché Runkeeper, commencé à courir. Et là, infâmie: je boite. Je boite en trottinant, impossible de faire autrement. J’en aurais pleuré !

Je me suis donc arrêtée, fait quelques étirements pour la forme, et le regard triste j’ai retraversé le parc en baissant la tête à chaque jogger croisé. Je me sentais mal, culpabilisant d’avoir trop forcé la semaine dernière, de m’être laissée emportée. C’est comme si je m’étais moi-même scié les pattes.

Aujourd’hui, même topo, j’ai l’impression d’avoir une sciatique à l’envers (devant au lieu de derrière). Et comme hier, ça passe au cours de la journée. Demain j’ai un jour de congé, et j’ai heureusement réussi à prendre rendez-vous chez mon osthéopathe. C’est rapé pour l’entraînement de demain soir (quand je vais voir mon osthéo, je ne fais ni sport ni yoga pendant au moins 24 heures), mais serai-je d’attaque pour un footing léger avec les collègues jeudi ?

PS: Pourquoi tu cours ? Pour apprendre à m’écouter…

<modeCaliméro> En plus j’ai une Garmin Forerunner 110 qui m’attend à la maison et que je n’ai pas le droit d’ouvrir avant le 18 octobre !! J’ai juste accès au mode d’emploi :-/ </modeCaliméro>