Catégorie : 10km

Les Boucles de la Porcelaine 2010: 10 km et 700 mètres!

Ce week-end en Limousin fut riche en expériences, comme le sont tous les moments ayant trait avec le passé. Aucune rue de Limoges ne m’est totalement inconnue, toutes me rappellent des souvenirs d’enfance et d’adolescence, et les parcourir avec une amie de lycée renforce ce sentiment singulier de familiarité et d’étrangeté mêlées.

Le parcours des Boucles de la Porcelaine passait par certains endroits où je m’étais promenée avec mes parents, où j’avais bu des bières avec les copains, où, très récemment encore, lors de la « Fête des Ponts », je regardais un feu d’artifice avec Monsieur M. et Aurélie. En courant dans ces endroits, j’ai créé des souvenirs neufs au milieu d’anciens souvenirs, comme les cercles d’un tronc d’arbre marquant son ancienneté. [Oui je me fais nostalgique, c’est normal j’ai 30 ans lundi prochain 😉 ]

Finalement, il y a eu très peu de passages en zone industrielle, sur le parcours de cette course. Une fois les trois premiers ronds points passés (et la longue côte du départ grimpée!), on a bifurqué au milieu d’un golf, dégringolé à travers bois, longé la Vienne… bref, c’était magnifique.

Les parents d’Aurélie avaient fait le déplacement pour nous encourager. Le papa d’Aurélie nous a même suivies en vélo, caméscope à la main, nous encourageant, nous filmant et nous prenant en photo. Sa maman nous attendait peu après le 10è kilomètre, alors que 700 mètres restaient à parcourir. Dans la série des encouragements, nous avons également été soutenues par un entraîneur du club “Kilomètre 42”, qui accompagnait son groupe, et par Adeline, sur la côte de départ. Qu’ils soient tous remerciés, c’est tellement important!

C’était le premier “10000” pour Aurélie, et bien qu’elle ait repris récemment un sérieux entraînement, nous n’avions qu’un objectif: finir, si possible sans marcher. Mission accomplie!

Nous sommes parties dans le fond, pour débuter lentement et ne pas nous laisser trop embarquer par le rythme des coureurs. Je portais le t-shirt bleu turquoise du Paris-Versailles (eh oui, les bénévoles aussi y avaient droit! ;-p) pour me donner du courage et Aurélie avait également un haut de la même teinte. Nous étions jolies toutes les deux, piétinant sur la ligne de départ, le trac au coeur avant de s’élancer !

La première côte n’a pas été aussi difficile que prévue, grâce à notre lenteur d’escargot. Nous avons enchaîné un rythme léger jusqu’au 3è kilomètre (8 minutes au km). Puis bien chauffées, nous avons accéléré. C’est pour moi l’arrivée dans le golf qui marque cette accélération. Encouragées par les golfeurs du dimanche, nous l’étions aussi par la beauté du site. Ensuite, ce fut la descente, la forêt, les chemins, les cailloux qui roulent. Nous avions assez de souffle pour rigoler: “Ouais !! On fait du trail!” et ces rires nous ont l’espace d’un instant fait oublié nos douleurs: mon point continu au mollet gauche, son genou droit partant en vrille.

C’est à partir de ce moment, vers le 6è kilomètre, que nous avons commencé à doubler (prudemment, d’autant que nous croisions aussi des marcheurs-rapides et des coureurs handicapés — un mollet en moins, la jambe prolongée par une prothèse. Et là je me suis dit « Punaise, si ça m’arrivait, je crois que je continuerai aussi à courir »). Puis nous avons rejoint la Vienne, par un va-et-vient de petites côtes et descentes bien casses-pattes.

Nous faisons attention de rester non loin l’une de l’autre, voire côte à côte — on s’est quelquefois un peu cognées le coude, tellement nous étions proches. Nous sommes également attentives au souffle de l’autre, à des signes infimes pouvant indiquer l’état de forme, sans pour autant avoir besoin de se fixer. A partir du 8è kilomètre, au moment où nous franchissons le pont Saint-Etienne, Aurélie lâche des jurons contre les maudites côtes (eh oui, les ponts, même médiévaux, ça grimpe!). Son visage se tend, elle parvient pourtant à plaisanter encore à l’approche du 10è kilomètre avec un marcheur (ils vont super viiiite, ces marcheurs !)

De mon côte j’en ai sous le panard, je suis fatiguée mais pleine d’énergie: sur la vidéo que l’on a visionnée et analysée ensuite, je balance mes bras avec une vigueur démesurée, comme si je ne savais pas quoi faire de cette énergie. « Plus que quelques mètres! » : je fais une annonce, pour remotiver les troupes. Et là une dame me casse gentiment mon effet : « Plus que quelques centaines de mètres »… Il est vrai que les 700 mètres supplémentaires comptent, surtout qu’ils grimpent : « C’est pas gentil de nous mettre une côte à la fin! » Je ralouillle mais je suis heureuse, je viens de dépasser mon nombre de kilomètres parcourus en compétition.

On franchit la ligne d’arrivée dans un sprint de 60 mètres, riant comme des gamines que nous sommes. Victoire! Délivrance! Temps réel : Temps réel : 1:09:14 (disons 69 minutes!), moyenne au km : 6’28.

Pour finir, quelques explications sur la coupe que j’ai emporté avec moi dans le Corail Téoz du retour, jusqu’à mon bureau ce matin. Je n’ai pas l’habitude de rester pour les podiums (je préfère aller boire une bière avec les amis!) mais là, un ami d’Aurélie et Adeline parvenait à la 2è marche de la catégorie vétéran. Suite à un cafouillage, il s’est avéré que le nombre de coupes était supérieur à celui des récipiendaires. Un organisateur ayant flashé sur mon… « dynamisme » via la page Facebook des Boucles de la Porcelaine, il a pris d’autorité l’une des coupes restantes pour me la remettre publiquement, au nom de mon… « dynamisme sur Facebook et mon blog à propos de la course ». Ce geste m’a fait plaisir, et rire, même s’il a été assombri par l’attitude peu amène du généreux donateur. Tout le petit groupe d’amis à joué le jeu à fond, m’applaudissant sur le podium, et nous avons pris la photo-souvenir près des poubelles de recyclage, pour bien marquer le côté farceur de cette coupe. Mais mon sourire sur cette photo est tellement empli de la joie de la course et de cet événement incongru, qu’il résume à lui seul toute l’aventure.

Je tiens pour finir à remercier l’ensemble de l’organisation des Boucles de la Porcelaine, qui ont mené de front semi-marathon, 10,7km et marche populaire, avec ravitaillements, tentes d’accueil, marquage des kilomètres, bénévoles sur tout le parcours… jusqu’au ballon perché dans le ciel prenant des photographies aériennes! Je lance une pensée particulière pour les personnes présentes au retrait des dossards, car c’est le poste que j’occupais sur le Paris-Versailles…

PS: Pourquoi tu cours ? Pour pleurer de joie dans les bras d’Aurélie en coupant des tomates, au moment du déjeuner d’après-compétition.

PS2: En bonus, le reportage de France 3 Limousin-Poitou-Charentes sur la course, avec toute la saveur de la télé régionale!

Like a rolling stone

« What does it feel to be on your own? » me demande l’ami Dylan. J’ai le casque branché sur les oreilles, le paysage défile sous mes yeux encore alourdis par la fête de la veille (l’anniversaire d’une amie, le genre d’événement pour lequel on sèche une Pasta Running Party…)

Je suis dans le train pour Limoges, délaissant mon carnet de brouillon rose pour l’appli WordPress de l’iPhone. Si la connexion aléatoire 3G/Edge fonctionne un chouilla, je pourrai publier ce billet avant même d’avoir posé le pied sur ma terre natale.

Dimanche, ce sera la première course qu’Aurélie et moi ferons ensemble, et son premier 10km (10,7km en réalité, un quart de marathon!) Les Boucles de la Porcelaine, le long de la Vienne et à travers les zones industrielles des usines encore en activité. Cela peut paraître bizarre de courir dans un tel paysage, mais c’est pour moi une motivation supplémentaire. Autant j’aime la montagne et sa nature vertigineuse, autant j’aime l’urbain, le très urbain. Courir là, c’est rendre hommage à une ville en ne masquant pas ce qui fait sa richesse et son histoire.

Mais il y a un hic, et pas des moindres: depuis jeudi, j’ai une douleur sourde au mollet gauche, celui-là même qui a subi il y a 5 ans un stripping (vous savez, l’opération « on coupe en haut, on coupe en bas, on arrache la veine ».) D’après ma médecin que j’ai vue ce matin, il ne s’agirait pas d’un souci veineux, genre caillot ou truc craignos, ce serait juste musculaire (comment ça, j’ai « oublié » de lui dire que je courais dimanche ? Ah oui, j’ai oublié…^^) Mon podologue que j’ai appelé hier m’a décrit la chaîne musculaire qui va des petits orteils à cette zone douloureuse à l’intérieur de la jambe, et il m’a expliqué quelques exercices de flexion/détente à réaliser d’ici dimanche. J’ai déjà un peu moins mal, mais un peu seulement.

Demain, piscine avec Aurélie, on va barboter histoire de se détendre, elle a déjà fait ses 20 minutes de footing+ accélérations sur 200 mètres, je suis sûre qu’elle est au top malgré quelques crampes sur le tibia (« Le gang des éclopées aux Boucles de la Porcelaine »). Et dimanche, si mon mollet me laisse tranquille, course plaisir, sans chrono, on veut juste être finisheuses! 😉

Je penserai très fort aux coureurs et coureuses qui s’élanceront sur les 20km de Paris, en même temps que nous.

10km de Paris Centre, mon premier 10000! (2/2)

Le ciel était d’un bleu sans faille sur l’avenue de l’Opéra. Il faisait doux, comme si les dieux des coureurs nous avaient concocté spécialement un petit dimanche au dessus des normales saisonnières. C’était le jour de mon premier « 10 km », dimanche 3 octobre 2010, et je m’en souviens comme si c’était hier… normal, c’était hier!

Monsieur M. et moi arrivons à 9 heures 15, place du Palais Royal, le départ étant prévu à 10 heures. J’ai déjà décidé que je ne courrai pas avec le t-shirt-dossard officiel, en coton  et en taille XL dans lequel je flotte. J’ai déjà ma puce attachée à mes nouveaux lacets Xtenex — oui je sais, ce n’est pas futé de tester un nouveau matériel le jour d’une course… mais je n’ai eu aucun souci, je me suis sentie très à l’aise… merci encore à Team Outdoor pour m’avoir fait découvrir cette innovation!

Petit échauffement place Colette, autour du Kiosque des noctambules et ses billes de verre colorées. Et là, ça commence mal… je souffre des quadriceps, les mêmes qui m’ont fait boiter deux semaines auparavant. Je me dis qu’il faut que la machine se chauffe, et heureusement, j’ai raison, la douleur passera. Suivant le schéma d’échauffement du VRC 92, je me lance pour finir dans 3×100 mètres rapides, dans la rue des Pyramides. J’ai encore un peu mal. A ce moment-là je ne suis même pas sûre de pouvoir finir les 10 kilomètres, je me dis que j’adapterai l’allure en fonction des sensations.

Dans la foule du départ, je choisis de me mettre vers le fond. Je n’ai pas envie de gêner les coureurs plus rapides que moi et je crains de partir trop vite… à cet endroit, il y a moins de risques ! Cette stratégie ne s’avérera en fait pas très payante, parce que je vais avoir du mal à doubler par la suite, dans les ruelles étroites, et je vais parfois ralentir inutilement mon allure. Et puis au moment du coup de feu, ça piétine, ça piétine ! L’ambiance est très sympa dans ce « fond de classe »: c’est ma première course seule, sans Monsieur M. ou mes collègues, mais je discute et je blague avec les participants. L’un d’entre eux a eu la super idée de découper le numéro de dossard dans son t-shirt en coton et de l’attacher avec des épingles à nourrice sur son t-shirt technique. Et comme il a fait la découpe en forme de t-shirt, c’est génial ! Une fanfare joue sur la ligne de départ, et avec la musique et le trac qui monte, j’ai presque envie de pleurer d’émotion.

Enfin je peux m’élancer dans l’avenue de l’Opéra. Paris est vidée de ses voitures, on n’entend que le bruit des pas des coureurs sur l’asphalte. C’est d’ailleurs ce qui marque d’emblée dans cette petite vidéo prise par Monsieur M. au premier kilomètre. Je suis tellement concentrée que je ne l’aperçois pas — je suis en t-shirt bleu clair à la fin de la séquence. (Petite précision: on a fortement l’impression sur la vidéo que les coureurs s’écartent pour éviter ce gêneur qui filme, mais en réalité il était au pied d’un feu de signalisation et c’est cela que les coureurs contournaient ! ^^ Autre détail croustillant: on voit un clampin endimanché qui essaye de traverser la route et qui se plante devant la caméra… Petit juron de Monsieur M. !)

J’essaye tout au long de la course de profiter du paysage, mais finalement je reviens assez vite sur mon souffle, sur le rythme de ma foulée, un oeil sur ma montre-chrono à chaque kilomètre parcouru. Je suis régulière, 6 minutes par kilomètre ou un peu moins. C’est comme une petite victoire à chaque fois : « 3 fois 6 = 18… 17’55, yes ! » La douleur des jambes a complètement disparu, j’ai juste les mollets un peu gourds mais je trouve une pensée qui me soulage. Je me dis « Tes mollets, tu les confies à tes manchons Booster »… et aussitôt, je me détends. Idem pour mon ampoule au pied gauche : « Ton ampoule, tu la confie au pansement Compeed »… et je parviens à ne plus y penser.

Ce sont surtout les églises qui retiendront mon attention de runneuse du dimanche. A chaque fois, j’ai une pensée pour Dieu et pour les gens que j’aime, au ciel ou sur terre. Je suis assez mystique, quand je cours ! Mais une réflexion de la part d’un crapaud de bénitier sur les marches de Notre Dame des Victoires viendra ternir l’un de ces beaux moments. Il persifle un « Circulez, y’a rien a voir ! », avec un air méchant… Dieu est peut-être bon, mais certaines ouailles sont des bécasses !

Au ravitaillement du 5è kilomètre, je formule une drôle de réflexion… « 29’10, c’est bon, tu as le temps de prendre une bouteille d’eau »… C’est quand même un peu grave qu’une des choses les plus élémentaires de la course (la ré-hy-dra-ta-tion ^^) passe après le chrono ! J’essayerai de ne pas tomber dans ce travers… Après le ravito, terrain trempé et plein de bouteilles en plastiques, une petite côte des familles nous attend, courte mais bien pentue. Je garde le rythme en essayant de ne pas glisser. C’est qu’elles accrochent bien, ces Asics !

Au sixième kilomètre, l’une des coureuses dit à une amie « Ça y-est, on vient de faire La Parisienne. » Et je me dis à ce moment que je débute des kilomètres que je n’ai encore jamais franchis en compétition. Jusqu’au neuvième, tout va bien. Je vois que je tiens le rythme et que j’ai une chance de pouvoir finir sous la barre d’une heure. Au huitième, j’entends Monsieur M. qui me hèle, ça me fait chaud au coeur de le voir à ce moment là, je lui fais coucou de la main et il paraît que j’avais un grand sourire…

Le dernier kilomètre sera pour moi le plus difficile: je suis presque à bout de forces, je n’arrive plus à être aussi à l’aise. Le plus dur est que je ne parviens pas à percevoir la ligne d’arrivée, et je ne sais plus du tout où j’en suis. Les supporters sur le bord de la route ne m’aident pas beaucoup avec leurs indications, l’un dit « encore 60 mètres » et un autre après « plus que 200 mètres »…

Je vois enfin la place Colette, et plus loin, la ligne. Je me lance dans un dernier sprint, dépassant quelques coureurs exténués. Puis c’est le « bip » de la puce, l’extinction de mon chrono et de mon Runkeeper qui m’annonce bravement que j’ai couru 7 kilomètres… merci le GPS foireux ^^

J’ai besoin d’eau, j’ai besoin de sucre, et le sas après la ligne d’arrivée est toujours aussi difficile pour moi : on est tous serrés, tout le monde est un peu groggy, j’ai besoin d’air frais… J’arrive à me frayer un passage, à prendre une bouteille d’eau et un bout de banane, sans oublier la médaille des finishers ! J’ai reçu un texto de Noostromo que je rejoins devant le mur des Post-it. Il est aussi content que moi: nous sommes tous les deux juste en dessous du temps que nous espérions faire. Pour ma part, c’est en 58 minutes et 46 secondes que j’aurais parcouru ces 10 kilomètres. (On se fera une belle frayeur par la suite car les temps « officiels » et non pas « réels » nous seront communiqués, nous faisant dépasser de quelques secondes nos objectifs…)

Monsieur M. arrive et après les étirements de rigueur nous partons tous trois à la recherche d’une terrasse pour une petite bière bien méritée. Un dernier moment très chouette, où toute agitée je refais la course en paroles, heureuse. Nous voyons passer les derniers coureurs, puis la voiture de la sécurité civile qui ferme la marche, alors que nous sommes tranquillement assis, étirés, détendus.

Sur le mur des Post-it, les papiers se sont accumulés. Mais le mien est toujours là ! 🙂

PS: Pourquoi tu cours ? Pour voir Paris sans voiture un dimanche matin, et dépasser mes limites !

Lâche ton écriture ! (10km de Paris Centre, 1/2)

Depuis quelques jours, un vent d’interrogations souffle dans la runnosphère. (Oui, bon, j’exagère un peu!..) Pourquoi cette grande marque de chaussures a-t-elle recouvert plusieurs pans du métro parisien? Pourquoi ces publicités sont-elles toutes orientées autour de la course à pied? Djailla propose une hypothèse : une nouvelle Human Race à Paris?

Les participants aux 10 kilomètres de Paris-Centre venus chercher leurs dossards aujourd’hui auront la réponse à la devinette: cette marque est partenaire de la course, et en a profité pour jouer à en mettre partout dans la capitale.

Mais près du stand du retrait des dossards installé à Palais Royal, une surprise attendait les coureurs: un faux mur coiffé d’un slogan et d’une belle tâche de peinture rose. Au stand de vente des produits de la marque, des Post-it, bleus (pour les garçons?) et roses (…), des feutres noirs. Pas de mode d’emploi, mais c’est un jeu d’enfant. Je m’approche et je commence à lire. On dirait au premier abord que les scripteurs ont cherché à répondre à la question « Pourquoi tu cours ? » ou « Pourquoi tu vas courir, demain ? »

Enfin… pour certains, ce serait plutôt: « Comment tu cours ? »

D’autres pensent déjà à la ligne d’arrivée et à la récompense mousseuse…

Dès le troisième regard, j’ai senti qu’une autre dimension s’ouvrait. Les uns parlent de douleur, les autres d’un but. D’une personne à qui ils dédient la course. Comme ces orants qui écrivent des prières sur les cahiers des églises, ou sur de petits morceaux de papiers glissés dans les recoins des statues, ou encore sur des affiches scotchées aux piliers, exposant aux yeux de tous leurs espoirs et leur peine.

Evidemment, j’ai posé le mien. Devinez où ? ^^