Boğazı view (1/3)

22 10 2010

Istanbul à la fin du jour. On se sent déjà loin, entre deux rives, comme embarqué dans un roman. Les rues ne sont plus tout à fait les mêmes, moins de trottoir, plus de gens, plus de musique et un trafic monstre. Des chats, des poissons, des bagnoles et des hommes. Sous le pont Galata, on s’installe pour fumer la chicha, boire un thé et regarder le temps passer. Le va-et-vient des deniz otobüerlı (bus de mer) est à son comble, en pleine sortie des bureaux. A nos pied serpente la Corne d’or, cet estuaire qui sépare la ville européenne en deux péninsules.

Le workshop auquel je participais est fini, il a été riche en pensées et en rencontres, comme cette ville que je devrai déjà quitter dans deux jours. Je n’ai pas encore eu le temps d’aller courir, mais un frère Dominicain runner m’a indiqué par le biais d’un collègue un endroit pour longer le Bosphore à petites foulées. Je m’y lancerai demain, accompagnée par Monsieur M. qui m’a rejoint ce soir.

Ce sera l’occasion de tester le cardio-fréquencemètre GPS, si toutefois j’arrive à le faire marcher sans mode d’emploi (je l’ai oublié en France). Ce sera également l’occasion de me remettre en mouvement, après une semaine complète d’arrêt. Un footing de touriste auprès du Boğazı tumultueux, en espérant que les douleurs ne reviennent pas sitôt le pied posé à terre — le nazar boncuğu (amulette bleue protégeant du mauvais oeil) que je porte sur un bracelet devrait me prémunir des tendons fourbus. L’air de rien, j’accorde une certaine importance à ce type d’amulette car juste avant de passer mon permis, j’en ai trouvé une par terre dans une station service… Plus c’est incongru, plus j’y crois ! 😉

PS: Pourquoi tu cours ? Pour mettre à l’épreuve mes croyances.

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