Jour : 8 septembre 2010

La Vanvéenne 2010

Dimanche prochain, je vais participer à la course « La Parisienne » avec 3 de mes collègues (sous la pluie ?..) Cet événement est l’occasion de revenir sur ma première compétition, « La Vanvéenne », qui a eu lieu le 13 juin dernier.

Je venais de tomber dans la marmite de la course à pied: premiers joggings, premières chaussures de running, premières alertes avant blessures. En rentrant chez moi un soir, je découvre dans le journal municipal l’annonce d’une course populaire, « La Vanvéenne », déclinée sur plusieurs versions (enfants, ados, 5 kilomètres et 10 kilomètres). L’occasion était trop belle pour la laisser passer. Je convainc Monsieur M. de s’inscrire avec moi sur le parcours de 5 kilomètres: cette première course, je  voulais la vivre avec lui.

Et vu le nombre d’entraînements qu’on avait réussi à caler ensemble (heu… deux?), je pensais que le jour J se poserait le problème de qui attendrait l’autre, qui mènerait l’allure… tout en étant persuadée que ce serait bibi qui jouerait la hase (femelle du lièvre, ndlr.) Je crois que je venais de dépasser le cap des 30 minutes d’affilée à 8km/heure, et avec les séances de ouf que j’enchaînais au stade Suzanne Lenglen, il était évident pour moi que j’allais le fumer à la première montée… Que nenni !

La Vanvéenne est connue pour son parcours vallonné: ça descend dans l’avenue du Général de Gaulle et ça griiiiimpe jusqu’au carrefour de l’Insurrection ; on débaroule le Parc Pic et on remooooonte le Parc Pic. Mon objectif était simple: la finir. Je n’avais encore jamais couru 5 kilomètres, dans aucune de mes séances. La finir et la vivre pleinement, pour que ce bon souvenir m’accompagne longtemps et nous donne de belles histoires à raconter, Monsieur M. et moi, dans les longues soirées d’hiver.

Il se trouve qu’une voisine et une amie à elle se lançaient également dans l’aventure. Nous voilà tous les quatre sur la ligne de départ, bien au fond pour ne gêner personne, agités comme des puces mais tentant de ne rien laisser transparaître (genre très « pro »), le mari et les fistons de ladite voisine nous encourageant à grand renfort de photographies. 3, 2, 1, partez!

« Surtout, ne pas partir trop vite »… Oh ben là, pas de souci, on est dans les derniers ! Première côte dans l’avenue de la Paix, et voilà Monsieur M.  qui donne le rythme: « On développe, on développe! » L’expression me fait tellement marrer que je garde le rythme en rigolant, on dépasse la team Wilkinson, les voisines nous suivent. Et durant toute la course, ce fut ainsi: tranquillou dans les passages plats, tenir le choc dans les montées et récupération du souffle dans les descentes. Emmenés par un Monsieur M. qui n’a pas l’air de souffrir un brin. Arrivés au Parc Pic, quasiment à la fin du parcours,  j’expérimente mon premier « runner’s high »: je me sens tellement bien, tellement heureuse que j’ai envie de remercier je-ne-sais-pas-qui du bonheur que je suis en train de vivre. Je me mets alors à prier, ce qui ne m’arrive pas très souvent. Et là j’ai besoin de toute l’aide du ciel pour affronter ce qui m’attend: la méga-côte-de-la-mort qui n’en finit pas, quand on sort du parc ça continue encore.

Dernier tour de stade, le public nous encourage, « Allez, allez, allez! »… et c’est vrai que ça fait du bien, quand on est complètement crevé ! (Monsieur M. soutient que le public nous encourageait croyant que nous étions les premiers échappés du parcours de 10 km, ce qui est plausible mais je continue de croire que le public encourage tout le monde y compris les derniers.) J’avais fait cette course sans compteur ni chrono, et c’est en franchissant la ligne d’arrivée que je vois mon temps : 30 minutes et 8 secondes, un record personnel incroyable ! Je m’écroule sur les abricots secs offerts en ravitos, fatiguée mais heureuse.

Au final je suis super contente : 83è sur 108 au classement général, 11è sur 21 dans ma catégorie (et c’est là que j’apprends que je suis « senior », excusez du peu ^^)

A présent je regarde la prochaine ligne d’horizon, dimanche. Les 6 kilomètres de La Parisienne ne me font pas peur, je cours désormais cette distance sans problème. Demain soir, dernier entraînement avec les collègues, après avoir été chercher nos dossards et notre t-shirt « corporate ». Je suis face à deux paramètres inconnus: comment courir sous la pluie ? Comment courir au milieu de 22000 personnes ? Je crains les glissades sur les pavés, les mouvements de foule, les ralentissements pénibles ou les bousculades, même si l’organisation a l’air super carrée et qu’il y aura des départs avec plusieurs créneaux.

Vous qui avez l’expérience de ce type de course, que me conseillez-vous ? Est-ce que mes chaussures de trail accrocheront mieux les pavés mouillés que mes chaussures de course sur route ? Dois-je préférer la version short-t-shirt s’il pleut ou mettre une veste et un pantalon de jogging ? Comment courir dans la foule ? Questions de newbie…

PS: Pourquoi tu cours? Pour le « runner’s high » en pleine compet’ !
PS 2: La photo est le départ de la Vanvéenne 2010, Monsieur M. porte une casquette beige et je suis à côté 🙂