Jour : 27 août 2010

First Timer (2)

Toujours est-il que depuis, deux à trois fois par semaine, je cours. Seules de petites blessures m’ont arrêtée quelques temps, mais j’ai pris le parti de les respecter car elles en disent beaucoup sur moi-même.
Sur la ligne de départ, personne n’est égal, mais je débute avec du pénible : zéro passé sportif, genus valgum (en français dans le texte : les genoux cagneux), hallux valgus (alors ça ce sont les gros orteils qui poussent les autres petits), un retour veineux poussif, sans parler du pneu qui ceint ma panse (pas bien terrible, mais disons que je ne ressemble pas aux gazelles élancées qui hantent les tartans). Et même si c’est « cerise sur le cheesecake », je ne cours pas dans le but de mincir.
Comme Aurélie de Wanarun, [ici j’ajouterai un lien vers ce magnifique site, mais voyez-vous, je teste l’appli iPhone de WordPress entre deux trains, donc on verra ça plus tard!] je suis assez saoulée de l’image féminine qui se dégage des magazines de course à pied : pas de chrono en vue, un footing de temps en temps, et courir pour maigrir…
Mais revenons à Beaublanc (le stade de Limoges!) Je ne me souviens plus de la marque des chaussures que m’avait prêté Aurélie (de Limoges, pas de Wanarun!) mais je me rappelle de la sensation de fierté au moment de revêtir des habits spéciaux, des chaussures spéciales (« p… ça-y-est, je fais du sport !!)
De retour chez moi, dès le lundi de Pâques, j’ai filé chez l’équipementier le plus proche. Je voulais des pompes sérieuses mais modestes, pas bardées de technique genre je-cours-le-marathon-dans-un-mois. J’ai opté pour des Asics, foulée universelle, et je les trouve à l’usage formidables.
Ma crainte d’alors: me faire mal bêtement, me dégoûter, jeter l’éponge. Je file donc chez un médecin du sport qui me conseille d’y aller mollo (j’en étais déjà à ma 4è séance au bout de la première semaine!) et me recommande un podologue. « Il est très bien, il vous conviendra. » Tu m’étonnes! Mon podologue court le marathon, et il adore parler course à pied ! Me voilà pronatrice, les douleurs aux tendons de la patte d’oie expliquées par mes genoux (et par plein d’autres choses dixit mon osthéopathe, qui partage le cabinet avec le podo). Et une jolie paire de semelles à glisser dans mes godasses…
En me baladant de blog de running en magazines de CAP, j’ai appris l’existence d’une spécialité de coureurs : les « barefoot ». Comme leur nom l’indique, ils courent pieds nus. Enfin, pas toujours. Un fabricant a inventé une super chaussure, avec un look de gant de pied : la Vibram Five Fingers. Et je peux vous dire qu’avec mes orteils dessus-dessous, je fantasme à fond sur ces pompes, non pas pour courir (ni pour aller au travail…) mais pour me glisser dedans à la maison !

Et vous ? Comment vous chaussez-vous pour courir ?

PS : « Pourquoi tu cours ? » « Parce qu’au bout de 20 minutes on voit la vie en rose. »