Jour : 26 août 2010

First timer (1)

La première fois restera pour moi avril 2010, ce dimanche de Pâques où entraînée par la ferveur d’Aurélie, j’ai trottiné bon an, mal an autour du stade Beaublanc à Limoges [moment immortalisé par Monsieur M., que je remercie !].

Mais ces premiers pas s’appuyaient sur un bon souvenir: le cross du collège en 3è — aucune idée du kilométrage d’alors — où j’avais glorieusement grimpé sur la troisième marche du podium. Le prof de sport remontait les bretelles à la 2è qui aurait pu finir 1ère, et félicitait la 3è qu’il n’attendait pas si haut. Il faut dire que cette concurrente était l’une des plus belles filles de la promo et sortait avec le garçon dont j’étais amoureuse. Durant toute la course, je ne lui ai pas lâché le train — après, je suis sortie avec son mec. Ajoutons à cela que le prof de sport était super mignon et que son pull sentait trop, trop bon. On peut voir qu’à cette époque, je savais après quoi je courais.

Aujourd’hui c’est bien moins clair. Pourquoi après un footing « 2 minutes de course / 2 minutes de marche » suis-je ensuite tombée là-dedans comme une abeille dans un champ de pavot ? Le plaisir pris lors de cette première séance y est pour quelque chose : discuter le bout de gras avec ma copine en sachant que je perdais un peu du mien, rigoler, s’époumoner… L’amitié qui me lie à Aurélie et l’assurance de partager à distance ce qui deviendrait une passion à coup de tableaux Excel :  minutes courues, minutes marchées, durée de la séance, du rose, du vert, des commentaires « Point de côté à la 17è minute, légère douleur au mollet, souffle OK et bonne pêche ». L’intuition que cette discipline allait m’apporter mon heure de délassement mental, mon pain quotidien du moral.

A suivre…

Une idée de jeu pour les billets à venir, sur le thème: « Mais pourquoi je cours ? »… A la fin de chaque épisode, une petite phrase sur les raisons qui me font mettre un pied devant l’autre.