Trail du pays de Sully : un long dimanche de fiançailles

2 07 2011

Un p’tit trail en douce, l’air de rien, aux confins de l’Ile-de-France. A l’origine, nous devions partir du côté du Mont Blanc avec les copains de la Runnosphère: Greg, Virginie, David, Christophe. Mais mon emploi du temps professionnel et l’état de ma trésorerie en ont décidé autrement : ce sera un trail “à la maison”, avec tâtage de genou jusqu’au dernier moment et inscription la veille.

Le trail de Sully, ainsi nommé à cause de Maximilien de Béthune, duc de Sully et Directeur du FMI Ministre des Finances d’Henri IV dont les terres s’étendaient quelque part dans la forêt de Rosny-sur-Seine, possède trois épreuves :  35 kilomètres/1000 D+, 17km/500 D+, 10 kilomètres/300 D+. Nicolas s’inscrit sur le 35 bornes, moi sur le 10 km, et en route petite troupe. Ce matin-là sur l’autoroute de Normandie, nous ne savons pas encore que cette journée va changer notre vie.

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Trail de l’Oisans – Semaine 22 #1

19 06 2011

Retour sur le trail de l’Oisans du 5 juin dernier, couru avec le Taillefer Trail Team à l’occasion de la première rencontre en chair et en os (ou en muscles et en tendons, rayez la mention inutile) d’une grande partie des membres de l’association. Fondé par les amoureux de la région Mickael (Lamiricore) et Jean Marc (Ethiqaventure) en novembre 2010, le Taillefer Trail Team est un groupe de passionnés du trail et de la rando, dont certains ont des blogs, d’autres pas. Avec Noostromo, nous avions eu le plaisir de partager une première expérience en compagnie de Michaël au Snowtrail de l’Ubaye, en février dernier. Mais là, c’est presque l’été, à nous la chaleur des cimes et le soleil montagnard!!.. Heu, non en fait. Il a vraiment beaucoup plu ce week-end là. Mais comme le dit si bien Vinvin : de la pluie sur les corps mais du soleil dans les cœurs!

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10 kilomètres de Strasbourg : en famille !

22 05 2011

Retour sur la course de dimanche dernier à Strasbourg, deux semaines seulement après les 10 kilomètres de Planet Jogging. Non prévue dans mon programme initial, elle s’était rajoutée au fil des projets communs avec Noostromo.Pour cette 32è édition des Courses de Strasbourg Europe, Nicolas est inscrit sur le semi-marathon,  Fabienne (sa maman) et moi sur le 10 kilomètres.

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10 kilomètres de Planet Jogging : surprise !

8 05 2011

Le 1er mai dernier, alors que certains défilaient pour célébrer les droits du travail, que le couple héritier de la couronne d’Angleterre se remettait de sa nuit de noces, qu’un pape défunt se faisait béatifier et que l’ennemi public numéro 1 était abattu, une partie de la Runnosphère battait le pavé — en courant, vous l’aurez deviné.

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Snow Trail de l’Ubaye 2011 : du bonheur blanc en barre

17 02 2011

L’idée avait été lancée par Lamiricoré à l’automne 2010 : participer sous les couleurs du Taillefer Trail Team au Snow Trail de l’Ubaye, dans les Alpes de Haute-Provence. Cela faisait donc des mois que je songeais à cette course dans la neige, sans présager ce que pouvais réellement être un trail blanc. Pour la neige, j’avais eu un petit aperçu grâce aux trombes pré-hivernales en région parisienne et grâce à une petite séance chez mon père le jour de Noël. Quant à la course en pleine nature avec un chouilla de dénivelés, outre la forêt de Versailles avec Shuseth et Noostromo, il y avait eu le trail des Monts et Merveilles à Compreignac la semaine dernière, en mode « rando rapide ». Mais j’étais loin d’imaginer où pouvaient se cacher les arcanes du « trail » (prononcer « traille » ^^).

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Trail des monts et merveilles : podium à l’envers !

6 02 2011

Cela faisait plus de douze années que je n’étais  pas retournée au village. Non pas celui qui m’a vu naître, mais celui dans lequel j’ai vécu mon enfance et une partie de mon adolescence, de 6 à 16 ans. J’y ai appris à lire, à faire du vélo et de la mobylette, j’y ai vécu des amours et des amitiés et des drames, passé des heures dans les bois, l’église et les champs : Compreignac.

Seb dit « Marko », coureur limougeaud rencontré sur Facebook (le même qui a écrit ici le récit de sa Saintélyon), m’avait parlé de cette course : le Trail des Monts et Merveilles, une première édition conduite par un passionné de ces bois de Maudan et de La Vauzelle. Je ne pouvais pas manquer ce rendez-vous et conviais Noostromo et Aurélie « de Limoges » à vivre cette expérience avec moi.

Le réveil dominical ne fut pas évident, après une soirée passée au Petit Coudier (un café-concert mythique des Monts d’Ambazac où les étoiles furent scintillantes et les musiciens de French Swing Kiss fantastiques). Mais j’étais heureuse de partir courir à travers mes racines. Arrivés à 8h45, nous nous garons près du nouveau lotissement et abordons le village à pied, en passant près du cimetière. Je reconnais la maison d’Aurélia, celle d’Anne-Sophie, la mairie-école où j’ai vécu, le monument aux morts, l’église. Le village est transfiguré avec ses brumes matinales et les dizaines de coureurs en tenue qui s’échauffent dans les ruelles. Devant la salle des fêtes une longue file d’attente est formée : ici, on s’inscrit plutôt le jour même que par correspondance, et les organisateurs devront reporter le départ d’un quart d’heure tant l’affluence est grande. Le temps d’un bon café chaud et nous arrivons au retrait des dossards du parcours de 9,5 kilomètres, fin prêts. Ou presque : « Ah bon, vous ne donnez pas d’épingles à nourrices ? » Je le sais bien pourtant que ce n’est pas la règle dans les petites courses, moi qui les collectionne dans mon sac de sport. Mais je n’y ai pas pensé ce matin… On parvient à s’en dégoter deux chacun, et on met le dossard bien en évidence car il n’y a pas de système de puce pour compter les chronos. A la place d’un sac de goodies, les coureurs reçoivent une bonne bouteille de bière artisanale locale : ça c’est une organisation qui sait recevoir ! :-)

On se dirige vers la ligne de départ, devant l’église, et c’est peu dire qu’on manque d’échauffement : on aurait dû trottiner davantage. La brume ne se lève pas, et restera présente tout au long de la course, transformant les paysages en décors de légendes telles que les racontait Madame Gabouty, l’historienne du village, avec ses feux follets, ses grottes secrètes, ses pierres guérisseuses et ses esprits farceurs. Bruno est venu encourager Aurélie. Blessé, il ne participera pas au trail, mais il fera quelques foulées (en jean !) sur la fin du parcours avec nous. Sébastien est également bien là, au départ des 24 kilomètres.

Où est Marko ?

Au départ les coureurs se lancent dans la descente comme s’il s’agissait d’un 10 kil’ roulant ; nous essayons de nous retenir mais ce sera trop rapide pour Aurélie qui aura tout de suite le galopant au taquet. On s’enfile assez vite dans un sentier, mais je ne regretterai pas d’avoir choisi mes New Balance 1064 pour l’occasion, car nous croiserons peu de grosse boue et que les passages sur route m’auraient vraiment cassé les pattes dans mes chaussures de trail (elles ne perdent rien pour attendre, les Columbia Ravenous version 2011 connaîtront leur baptême de glace le week-end prochain, au cours du Snow Trail de l’Ubaye !)

Tous derrière et elles devant... mais pour combien de temps encore?

A partir du deuxième kilomètre, ça grimpe, et pour longtemps. On marche pas mal et cela me rappelle ces dimanche de mon enfance avec le club de rando, où je pestais comme une sacrée diablesse contre le sort qui m’obligeait à parcourir ces sentiers au grand air, alors qu’il y avait le feuilleton « Gym » à la télé et que j’aurais préféré savoir si l’héroïne allait remporter la victoire devant ses fourbes adversaires. Mais là je ne peste plus, je suis tellement heureuse entre mon amie et mon amoureux, dans les feuilles mortes, les bogues de châtaigniers, sur ma terre Limousine. Je remercie mes parents de m’avoir forcé à marcher les dimanches, de m’avoir appris à aimer les chemins creux et la mousse des sous-bois !

Après le premier ravitaillement du quatrième kilomètre, nous amorçons une descente qui sera de courte durée. On y croise des chevaux bien sympas qui prennent la pause devant l’iPhone de Noostromo. On aura effectivement l’occasion de faire de belles images de cette forêt brumeuse, et les organisateurs facétieux ont même pris le soin, en plus des balises, d’installer des pancartes « Paysages ! » assorties de flèches qui pointent… vers le brouillard ;-) Nous sommes déjà bons derniers, suivis par les baliseurs-balais avec qui nous échangeons quelques blagues.

Déictique dans les arbres

« Normalement ça devrait tout le temps redescendre », dis-je pour rassurer ma coupine pour qui les montées et les sentiers chaotiques sont un vrai chemin de croix. Que nenni, ça grimpe encore. Heureusement, un deuxième ravito nous attend, avec des carrés de chocolat noir très bienvenus (2 ravitos sur un 9,5 km, on ne va pas tomber dans les vappes !) On passe pour la deuxième fois à gué sur un petit bout de rivière, qu’on s’amuse à franchir à petits bonds sur les pierres.

Et hop !

Et voilà !

Le chemin devient plus large, c’est « le chemin de princesse » pour Aurélie, qui peut enfin prendre ses aises.

Le chemin des princesses

Nous amorçons la descente finale vers le village, et devant le cimetière je croise Zohra, notre ancienne voisine du village, qui gardait ma petite sœur (« Missy », pour ceux qui suivent ^^), qui connaissait tous les coins à champignons, qui savait faire du henné avec des feuilles de noyer et qui partageait le potager avec ma mère. Je m’exclame, je la salue, on s’embrasse, « Et ta maman, ça va ? Et ta soeur, ça va ? Oh, j’ai toujours une photo de vous dans mon salon ! » Elle a les larmes aux yeux quand nous prenons une nouvelle photo grâce à l’iPhone de Noos’ (merci Nicolas pour toutes ces belles images, c’est rare d’en avoir autant sur une course !) Les baliseurs-balais attendent sagement que toutes ces effusions s’achèvent, je salue Zohra et nous finissons la course… derniers !

Pour la petite histoire, ayant vu sur le site Internet de la course qu’il n’y avait que 12 seniors femmes inscrites sur le 9,5 kilomètres, je m’étais dit qu’un podium était possible… Mais je préfère courir avec mes amis que de les laisser sur le coin de la route pour faire ma petite perf’ à la noix. Ce sera donc un podium inversé en 1 heure 20, mais du « bon temps roulé », comme on dit en Louisiane !

A l’arrivée c’est le festin (Eh bé oui ! On est en Limousin quand même !) avec une soupe aux légumes faite maison (et les participants des 24 kilomètres auront même droit à un sandwich au fromage, les veinards !) Je retrouve Cathy, la mère d’une amie d’enfance, montée sur la place tout spécialement pour me voir. On finit en beauté « Chez Gabeau » (oui, le propriétaire a changé mais pour moi le café au coin de l’église sera toujours « Chez Gabeau », là où j’achetais mon Mickey Magasine et mes Frizzy Pazzy) avec une petite bière.

De grands mercis aux organisateurs et bénévoles de cette course, superbe, très bien encadrée et très bien balisée. Leur enthousiasme est beau à voir et cela m’a donné une idée à long terme : pourquoi ne pas organiser une course « Runnosphère » un jour, dans un coin qui nous est cher et que nous aimerions faire découvrir ? Certes, cela doit représenter un investissement énorme, sans doute un an de travail, mais quel aboutissement !

PS : Pourquoi tu cours ? Pour retourner à la terre d’enfance.
PS 2 : On va ajouter quelques photos prises  par Bruno, elles sont magnifiques !

Les autres comptes rendus de course de la Runnosphère ce week-end :

- Noostromo (trail des Monts et Merveilles)

Runnosphère (Raidnight 41)

- Virginie (Raidnight 41)

- Runmygeek (Raidnight 41)

Doune (foulées de Vincennes)

Salvio (foulées de Malakoff)

- Laquathus (foulées de Vincennes)





Runnosphère à Versailles: une belle journée, citoyens!

23 01 2011

Cela faisait longtemps que cette date était inscrite sur mon calendrier: “Dimanche 23 janvier 2011: sortie Runnosphère à Versailles”. Bien avant de savoir que j’allais y passer quelques jours hors du temps. L’idée est née au fil des commentaires des blogs de Noostromo et Shuseth — j’avais déjà des envies de RER C. L’idée est née “sur l’Internet”, qui n’est pas un lieu mais un de ces mondes invisibles attrapables ici-bas. Puis de fil en aiguille, le projet s’est concrétisé.

Et nous voilà 18 — Rasmette et son chéri, NoostromoGregDjaillaRunmygeekPhilippeShusethVirginie, Christophe, Sebrom, Laquathus, JulienChristianMayaKejajSalvio — bon pied, bon oeil, en ce dimanche matin, 9 heures 30, Gare des Chantiers — le centre du monde, Dali s’était trompé ! Une fois encore, comme lors des Pasta Party, on met des noms sur des pseudos, des visages sur des noms. Après avoir déposé nos sacs chez Nicolas et Arnaud, on converge en trottinant vers la mairie de Versailles. On décide de ne pas faire de groupes de niveaux a priori, mais de laisser parler Darwin. La sélection naturelle viendra s’imposer dans le parc du château, quand 7 ou 8 gaillards partent bille en tête à moins de 5′ au kilomètre.

Nous sommes donc une dizaine à poursuivre sur ce qui pour moi est un bon rythme — entre 6’10 et 5’50 au kilomètre. Ça papote, ça fait connaissance. Avec Virginie, nous devisons sur la Runnosphère et sur la façon dont elle a changé nos vies, simultanément. Le soleil grimpe vers le point le plus haut qu’il lui est possible d’atteindre à cette époque de l’année. Le temps est frais, mais nous n’avons pas froid. Le sirop à la grenadine de Shuseth vient réconforter les cellules déshydratées et les gorges asséchées par tant de papotage.

Le parcours choisi est celui du tour du Grand Canal — qui n’est pas un canal, mais il faut rendre à Louis XIV ce qui lui appartient. Ce bon vieux Louis aimait plus que tout la danse — plus que la guerre — mais je ne crois pas qu’il avait prévu que ses allées “à la française” seraient foulées en l’an de grâce 2011 par autant de joggueurs. Le Grand Canal est majestueux sous le soleil de Perce-Neige Pluviôse — oups, pardon Louis, je voulais dire “23 janvier” ^^ — et entre deux discussions je lève la tête pour admirer ce paysage de légende. Du haut des statues bâchées, plusieurs siècles nous contemplent!

La remontée le long de l’allée royale est un peu rude, en fin de parcours — la sortie aura duré une heure — mais une idée tirée du chapeau nous traverse avec Virginie: et si, finalement, nous nous inscrivions à la StrongmanRun, pour la faire ensemble? Je n’étais pas super chaude pour réaliser cette course, mi-parcours du combattant, mi-intervilles, mais pour rigoler avec une copine, ça change tout ! On ne s’est pas encore arrêtée sur notre déguisement, mais les sous-vêtements sont déjà choisis ! [GOSSIP ALERT !]

Retour devant la mairie pour une série de photos souvenirs sur les marches de l’Hôtel de Ville. Les mots “Liberté” et “Fraternité” écrits au fronton résonnent dans mon coeur — “Egalité”, comment dire… tous citoyens que nous sommes, nous ne sommes pas égaux dans l’effort: quand certains sont sur leur allure marathon, d’autres sont sur leur allure 10 km :-)

Puis ce sont la douche et la petite bière bien méritées, encore quelques éclats de rire et des envolées de passionnés. On clôt cette belle matinée par un excellent repas dans une crêperie du centre-ville, et on se lâche ! Pour ma part, c’est un combo andouille-crème-moutarde-patates-pèches-crème chantilly-caramel beurre salé qui a raison de ma faim de loup. J’ai encore la tête toute ensoleillée de ces bons moments alors que la nuit est déjà tombée sur ce billet, et j’espère qu’on se refera ça très vite! Merci aux organisateurs, hôtes versaillais d’adoption et de qualité, Nicolas et Arnaud.

PS 1: Pourquoi tu cours ? – Pour l’amitié et le vent du Nord.
PS 2:  La première photo en contre-plongée est de Christian, la seconde en fish-eye de Noostromo, sur sa caméra GoPro (une vidéo est à suivre, sur son blog).

Les autres billets des compères et commères :





Corrida de Noël 2010 : Issy-les-Moulineaux passe au rouge

12 12 2010

Non ce titre n’annonce pas un résultat électoral (qui a dit “dommage”?) Il ne sera pas non plus question de couleur de cape et de mise à mort, puisque le terme “corrida”, de l’espagnol “correr”, désigne tout aussi bien une course pédestre populaire et festoyeuse destinée à réchauffer les cœurs engourdis par l’hiver (Lucien Jeunesse, sort de ce corps!) En ce dimanche se sont donc élancées 10 228 personnes, de 3 à 88 ans (plus fort que Tintin!), sur des courses de 1,5 à 10 kilomètres. Avec ma patte dans le cirage, je n’ai pas pu y participer en tant que coureuse, mais j’ai vécu une fantastique expérience de supportrice, pour les copains et copines de la runnosphère et le VRC92. Comme d’hab, j’ai tout donné, et à présent je n’ai plus de voix ;-)

Je suis arrivée un peu trop tard sur la course de 6 kilomètres pour voir passer Nadget et sa guide Virginie (ça ne vous rappelle pas un petit peu une chanson ?) mais je me suis postée en face du Mac’Do de Corentin Celton pour photographier les coureurs. J’ai ouvert pour l’occasion un compte sur Flickr où je posterai ces images, mêmes les plus floues, pour que les personnes concernées puissent avoir un petit souvenir. En voici juste une pour le plaisir, qui témoigne d’une belle complicité.

Y'a pas du kiff, là ? :-D

J’ai ensuite rejoint les blogueurs (et associés) en remontant par l’avenue des Frères Voisins et en croisant la course déguisée de 10 kilomètres. Quel carnaval ! De la montgolfière au cadeau géant en passant par la poussette reconvertie en traîneau du père Noël, certains n’avaient pas lésiné sur l’imagination. Christophe et Christian, deux coureurs minimalistes, sont de la partie.

Un ange passe

Petit cadeau

Un bel élan

Give me five, and smile ! (La seule photo du lot où la mise au point s'est faite correctement ^^)

Philippe, Benoît, Nicolas, Jonathan, Sébastien et Bastien se placent sur la ligne de départ des 10 kilomètres “classiques”. J’ai chaud au cœur de les voir ainsi réunis et je ne suis même pas triste de ne pas courir. David, autre coureur blessé, s’est muni d’un appareil photo de compet’ (c’est le cas de le dire) et mitraille, tandis que je repère dans la foule les têtes connues.

Nous les retrouvons à l’arrivée, rouges comme des pères Noëls mais heureux, et tout ce petit monde s’en va boire une bière et discuter… de course à pied !





Les Boucles de la Porcelaine 2010: 10 km et 700 mètres!

11 10 2010

Ce week-end en Limousin fut riche en expériences, comme le sont tous les moments ayant trait avec le passé. Aucune rue de Limoges ne m’est totalement inconnue, toutes me rappellent des souvenirs d’enfance et d’adolescence, et les parcourir avec une amie de lycée renforce ce sentiment singulier de familiarité et d’étrangeté mêlées.

Le parcours des Boucles de la Porcelaine passait par certains endroits où je m’étais promenée avec mes parents, où j’avais bu des bières avec les copains, où, très récemment encore, lors de la “Fête des Ponts”, je regardais un feu d’artifice avec Monsieur M. et Aurélie. En courant dans ces endroits, j’ai créé des souvenirs neufs au milieu d’anciens souvenirs, comme les cercles d’un tronc d’arbre marquant son ancienneté. [Oui je me fais nostalgique, c'est normal j'ai 30 ans lundi prochain ;-) ]

Finalement, il y a eu très peu de passages en zone industrielle, sur le parcours de cette course. Une fois les trois premiers ronds points passés (et la longue côte du départ grimpée!), on a bifurqué au milieu d’un golf, dégringolé à travers bois, longé la Vienne… bref, c’était magnifique.

Les parents d’Aurélie avaient fait le déplacement pour nous encourager. Le papa d’Aurélie nous a même suivies en vélo, caméscope à la main, nous encourageant, nous filmant et nous prenant en photo. Sa maman nous attendait peu après le 10è kilomètre, alors que 700 mètres restaient à parcourir. Dans la série des encouragements, nous avons également été soutenues par un entraîneur du club “Kilomètre 42”, qui accompagnait son groupe, et par Adeline, sur la côte de départ. Qu’ils soient tous remerciés, c’est tellement important!

C’était le premier “10000” pour Aurélie, et bien qu’elle ait repris récemment un sérieux entraînement, nous n’avions qu’un objectif: finir, si possible sans marcher. Mission accomplie!

Nous sommes parties dans le fond, pour débuter lentement et ne pas nous laisser trop embarquer par le rythme des coureurs. Je portais le t-shirt bleu turquoise du Paris-Versailles (eh oui, les bénévoles aussi y avaient droit! ;-p) pour me donner du courage et Aurélie avait également un haut de la même teinte. Nous étions jolies toutes les deux, piétinant sur la ligne de départ, le trac au coeur avant de s’élancer !

La première côte n’a pas été aussi difficile que prévue, grâce à notre lenteur d’escargot. Nous avons enchaîné un rythme léger jusqu’au 3è kilomètre (8 minutes au km). Puis bien chauffées, nous avons accéléré. C’est pour moi l’arrivée dans le golf qui marque cette accélération. Encouragées par les golfeurs du dimanche, nous l’étions aussi par la beauté du site. Ensuite, ce fut la descente, la forêt, les chemins, les cailloux qui roulent. Nous avions assez de souffle pour rigoler: “Ouais !! On fait du trail!” et ces rires nous ont l’espace d’un instant fait oublié nos douleurs: mon point continu au mollet gauche, son genou droit partant en vrille.

C’est à partir de ce moment, vers le 6è kilomètre, que nous avons commencé à doubler (prudemment, d’autant que nous croisions aussi des marcheurs-rapides et des coureurs handicapés — un mollet en moins, la jambe prolongée par une prothèse. Et là je me suis dit “Punaise, si ça m’arrivait, je crois que je continuerai aussi à courir”). Puis nous avons rejoint la Vienne, par un va-et-vient de petites côtes et descentes bien casses-pattes.

Nous faisons attention de rester non loin l’une de l’autre, voire côte à côte — on s’est quelquefois un peu cognées le coude, tellement nous étions proches. Nous sommes également attentives au souffle de l’autre, à des signes infimes pouvant indiquer l’état de forme, sans pour autant avoir besoin de se fixer. A partir du 8è kilomètre, au moment où nous franchissons le pont Saint-Etienne, Aurélie lâche des jurons contre les maudites côtes (eh oui, les ponts, même médiévaux, ça grimpe!). Son visage se tend, elle parvient pourtant à plaisanter encore à l’approche du 10è kilomètre avec un marcheur (ils vont super viiiite, ces marcheurs !)

De mon côte j’en ai sous le panard, je suis fatiguée mais pleine d’énergie: sur la vidéo que l’on a visionnée et analysée ensuite, je balance mes bras avec une vigueur démesurée, comme si je ne savais pas quoi faire de cette énergie. “Plus que quelques mètres!” : je fais une annonce, pour remotiver les troupes. Et là une dame me casse gentiment mon effet : “Plus que quelques centaines de mètres”… Il est vrai que les 700 mètres supplémentaires comptent, surtout qu’ils grimpent : “C’est pas gentil de nous mettre une côte à la fin!” Je ralouillle mais je suis heureuse, je viens de dépasser mon nombre de kilomètres parcourus en compétition.

On franchit la ligne d’arrivée dans un sprint de 60 mètres, riant comme des gamines que nous sommes. Victoire! Délivrance! Temps réel : Temps réel : 1:09:14 (disons 69 minutes!), moyenne au km : 6’28.

Pour finir, quelques explications sur la coupe que j’ai emporté avec moi dans le Corail Téoz du retour, jusqu’à mon bureau ce matin. Je n’ai pas l’habitude de rester pour les podiums (je préfère aller boire une bière avec les amis!) mais là, un ami d’Aurélie et Adeline parvenait à la 2è marche de la catégorie vétéran. Suite à un cafouillage, il s’est avéré que le nombre de coupes était supérieur à celui des récipiendaires. Un organisateur ayant flashé sur mon… “dynamisme” via la page Facebook des Boucles de la Porcelaine, il a pris d’autorité l’une des coupes restantes pour me la remettre publiquement, au nom de mon… “dynamisme sur Facebook et mon blog à propos de la course”. Ce geste m’a fait plaisir, et rire, même s’il a été assombri par l’attitude peu amène du généreux donateur. Tout le petit groupe d’amis à joué le jeu à fond, m’applaudissant sur le podium, et nous avons pris la photo-souvenir près des poubelles de recyclage, pour bien marquer le côté farceur de cette coupe. Mais mon sourire sur cette photo est tellement empli de la joie de la course et de cet événement incongru, qu’il résume à lui seul toute l’aventure.

Je tiens pour finir à remercier l’ensemble de l’organisation des Boucles de la Porcelaine, qui ont mené de front semi-marathon, 10,7km et marche populaire, avec ravitaillements, tentes d’accueil, marquage des kilomètres, bénévoles sur tout le parcours… jusqu’au ballon perché dans le ciel prenant des photographies aériennes! Je lance une pensée particulière pour les personnes présentes au retrait des dossards, car c’est le poste que j’occupais sur le Paris-Versailles…

PS: Pourquoi tu cours ? Pour pleurer de joie dans les bras d’Aurélie en coupant des tomates, au moment du déjeuner d’après-compétition.

PS2: En bonus, le reportage de France 3 Limousin-Poitou-Charentes sur la course, avec toute la saveur de la télé régionale!





Like a rolling stone

8 10 2010

“What does it feel to be on your own?” me demande l’ami Dylan. J’ai le casque branché sur les oreilles, le paysage défile sous mes yeux encore alourdis par la fête de la veille (l’anniversaire d’une amie, le genre d’événement pour lequel on sèche une Pasta Running Party…)

Je suis dans le train pour Limoges, délaissant mon carnet de brouillon rose pour l’appli WordPress de l’iPhone. Si la connexion aléatoire 3G/Edge fonctionne un chouilla, je pourrai publier ce billet avant même d’avoir posé le pied sur ma terre natale.

Dimanche, ce sera la première course qu’Aurélie et moi ferons ensemble, et son premier 10km (10,7km en réalité, un quart de marathon!) Les Boucles de la Porcelaine, le long de la Vienne et à travers les zones industrielles des usines encore en activité. Cela peut paraître bizarre de courir dans un tel paysage, mais c’est pour moi une motivation supplémentaire. Autant j’aime la montagne et sa nature vertigineuse, autant j’aime l’urbain, le très urbain. Courir là, c’est rendre hommage à une ville en ne masquant pas ce qui fait sa richesse et son histoire.

Mais il y a un hic, et pas des moindres: depuis jeudi, j’ai une douleur sourde au mollet gauche, celui-là même qui a subi il y a 5 ans un stripping (vous savez, l’opération “on coupe en haut, on coupe en bas, on arrache la veine”.) D’après ma médecin que j’ai vue ce matin, il ne s’agirait pas d’un souci veineux, genre caillot ou truc craignos, ce serait juste musculaire (comment ça, j’ai “oublié” de lui dire que je courais dimanche ? Ah oui, j’ai oublié…^^) Mon podologue que j’ai appelé hier m’a décrit la chaîne musculaire qui va des petits orteils à cette zone douloureuse à l’intérieur de la jambe, et il m’a expliqué quelques exercices de flexion/détente à réaliser d’ici dimanche. J’ai déjà un peu moins mal, mais un peu seulement.

Demain, piscine avec Aurélie, on va barboter histoire de se détendre, elle a déjà fait ses 20 minutes de footing+ accélérations sur 200 mètres, je suis sûre qu’elle est au top malgré quelques crampes sur le tibia (“Le gang des éclopées aux Boucles de la Porcelaine”). Et dimanche, si mon mollet me laisse tranquille, course plaisir, sans chrono, on veut juste être finisheuses! ;-)

Je penserai très fort aux coureurs et coureuses qui s’élanceront sur les 20km de Paris, en même temps que nous.








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