Un dimanche du mois de mai il faisait beau et chaud comme un jour d’été, mon genou semblait se tenir tranquille après une Veillée du Bois sans genouillère et sans douleur rémanente. Avec Nicolas, nous avions envie de manger un peu de dénivelé avant nos trails de l’Oisan du 5 juin (10 et 20 kilomètres, 800 et 1300 D+, une bagatelle !) Nous avons donc décidé de rallier nos deux villes (Issy-Versailles) en passant par la côte des Gardes, celle-là même qui fait toute la renommée de la course Paris-Versailles.
La côte de la route des gardes à Meudon est une montée longue de 2100 mètres, commençant peu avant le 6è km de la course Paris-Versailles et se terminant dans la forêt de Meudon après le 8e km. Son dénivelé affiche 130 mètres et le pourcentage moyen est de 6,2 % avec des passages à plus de 9 %. [Merci à fred.courseapied.net pour ces informations, ainsi que pour l'image ci-dessus et ce magnifique document issu de je ne sais quel magazine, présentant le profil de la côte dans le détail et surtout les "faux plats propices à la récupération", bien utiles à anticiper !]
Ayant ancré nos pénates à Versailles, nous sommes partis avec le RER de 8h30 à la gare de Chantiers, équipés pour une sortie longue sur route (pour ma part, New Balance 1064 aux pieds, short Kalenji et t-shirt GoLite “Runnosphère”, genouillère Zamst et sac à eau Salomon : près de 350 euros sur le dos, quand même !) Direction Issy-Val-de-Seine pour un départ dans le Parc de l’île Saint-Germain que nous avions traversé au cours de l’Ecotrail.
La traversée du parc, d’environ 1 kilomètre, se fait à petites foulées d’échauffement avec un arrêt pour resserrer la genouillère et ajuster les lacets (raaaaaah, ces lacets !) Puis nous rejoignons la Seine, nous longeons un peu les quais de Stalingrad, nous tournons à gauche dans la rue de Vaugirard (non, nous ne sommes pas à Paris, mais bien à Issy-les-Moulineaux ^^) Puis à droite, les choses sérieuses commencent : la fameuse route des Gardes. Wikipedia nous apprend que “Sous l’Ancien Régime, le pavé des Gardes était emprunté par les armées royales pour aller de la capitale au domaine de Versailles, d’où son nom. La famille royale, quant à elle, passait par la vallée de Marivel, pour éviter les fortes pentes.” (-Ben tiens! Bon eh bien on va prendre le chemin de l’armée, nous, on est des warriors, pas de petites choses en sucre !
- Parle à mon genou, ma tête est malade.)
Comme c’est dimanche matin, tout le monde est à la messe et il n’y a pas beaucoup de voitures. Et c’est tant mieux car les trottoirs sont trop étroits pour y trotter côte à côte. Noostromo a déjà grimpé cette pente à plusieurs reprises, notamment au dernier Paris-Versailles [son mémorable compte rendu ici !] Pour ma part je connais bien ce chemin pour l’emprunter souvent en moto (version “sac de sable”). A droite il y a un ancien bâtiment du CNRS, une maison de retraite, à gauche les belles maisons à pierre meulière. Mais la perception à pied est complètement différente, et je n’arrive plus à me situer : à quelle distance se trouve le rond-point avant l’avenue pavée ? A 7’35 au kilomètre de moyenne, la montée est rude sous la chaleur matinale. Je finis par marcher un peu, juste avant le rond-point. La côte n’est pas finie et il me faut conserver quelques réserves. Un shlouk de grenadine, et c’est reparti !
Ce sont ensuite les fameux pavés de Meudon, puis nous tournons à droite — nan pas cette droite, l’autre ^^ — enfin, pile au bon endroit car Noostromo a téléchargé sur sa Garmin le tracé .tcx du parcours, sur le site du Paris-Versailles. Et sur sa montre magique, il y a de petites flèches qui apparaissent juste au bon moment pour nous indiquer où tourner. Nous entrons dans la forêt de Meudon et là j’ai un petit pincement au coeur car j’y suis passée le jour de mon permis de conduire il y a presque un an (en seconde à 40 km/h, c’est pas le top niveau usure du moteur mais je l’ai eu ce permis
). Le chemin est vraiment agréable et j’ai hâte de le parcourir à nouveau.
Enfin la “pitite côte de Viroflay”, celle que tu n’attends pas, qui te casse bien les pattes. J’arrive en haut complètement cuite, pas du tout dans l’esprit trail où il faut “arriver frais en haut des côtes” pour aborder les descentes dans de bonnes conditions. Du coup à la sortie de Viroflay et à l’entrée de Versailles, je marche encore un peu. Et nous voilà rendus à la maison, au bout de 12 kilomètres et une piste d’athlétisme (400 mètres).
Je ne sentirai pas la douleur tout de suite, mais elle reviendra, lancinante. Quand on a un syndrome rotulien, on l’a pas ailleurs ! Et puis elle s’atténue le lendemain, alors tu crois que le surlendemain tu peux aller gambader avec les copains dans les jardins du château. Dommage, fromage ! Tu as ensuite tellement mal que tu te résignes à aller chez le médecin et que tu écopes de la totale : anti-inflammatoires, arrêt de la course pendant une semaine, genouillère, radios (et leurs lots de surprises…) Mais pour finir tout est rentré dans l’ordre, je sais que je vais devoir faire très attention, porter de nouvelles semelles, faire des exercices de musculation spécifiques pour redresser un peu ces rotules. Et ce week-end, c’est l’Oisan !
Le lien vers mon activité Garmin : http://connect.garmin.com/activity/87174699



sympa cette petite sortie avant l’oisans
Pour l’avoir faites 2 ou 3 fois, le meilleur moment de la côte des gardes, c’est quand même l’arrivée en haut, au frais dans la forêt !
Oui, le passage dans la forêt est superbe, et il n’y a presque pas de voitures (j’ai eu de la chance de passer par là pour mon permis B ^^)
Un bel entrainement et toute une côte à monter. En espérant que ce problème au genou ne nuira pas à ta course dans l’Oisan.
Le genou va beaucoup mieux, mais je sais que ce sera un problème récurrent car lié à un syndrome rotulien. Il faut donc que je traite la cause !
D’accord avec François ici, le genou doit tenir le coup. Surtout lors de ces séances de trail avec un bon dénivelé. Un bel entraînement
Je ferai certainement très attention dans les descentes, car c’est cela qui abime les articulations. Mais il ne faut pas trop se “retenir” non plus, bref, les descentes, c’est tout un poème !
Faudra que je passe par cette côte avant le 25 septembre, peut être en août durant mes congés, je devrais trouver le temps de venir la tester
Appelle-nous quand tu sera dans la région, on pourra la faire ensemble ! (On part en rando en août, mais nos dates peuvent peut-être coller.)
combien de temps pour faire ces 12kms ?
1h22 d’après la Garmin ! Mais j’espère mettre environ 1h30 pour les 16 kilomètres du Paris-Versailles, alors y’a du boulot ! ^^
Bravo Clara! Avec ce type d’entrainement tu obtiendrais ton temps <50' sur 10km plus vite que tu pense! Merci aussi pour les indication du fichier tcx. Je le telecharge sur mon Garmin Edge800 pour une prochaine sortie vélo
Merci et de rien ! Oui je vais continuer à travailler les côtes, ça variera avec les séances de VMA
Mythique cette côte !
J’espère que le genou va mieux.
A samedi
Et bien moi aussi je me suis déclenchée un syndrome rotulien dans le genou droit dimanche dernier à la fin de ma sortie longue, une douleur vive, le mardi j’allais chez mon médecin qui m’a fortement déconseillé les parcours vallonnés…
En tout cas belle sortie, je connais bien tout ce parcours qui passe dans ma forêt d’entrainement
Bonne continuation et sois prudente pour ton genou !
En tout cas, je te souhaite un bon trail de l’Oisan pour ce week-end. Profitez en bien!
Jolie sortie!. Comme Mathes il va falloir que j’aille la reconnaitre avant le 25 septembre…
Ah oui : 130 m de D+ sur 2 km, c’est une belle montée ! Il est un peu tard pour te souhaiter bonne chance pour ton trail de l’Oisan, mais j’espère que tu auras eu bien du plaisir et que ton genou ne se sera pas manifesté …
Merci à tous pour vos encouragements ! Le CR du Trail de l’Oisans est désormais publié, deux semaines après la course
Le genou est OK mais je dois muscler mes quadris pour le soutenir, j’ai aussi de supers nouvelles semelles fabriquées par mon podologue et bonne nouvelle : je suis moins pronatrice que l’année dernière !